La chefferie des Watalinga fait face à des conflits communautaires récurrents. Ces tensions fragilisent la cohésion sociale et la stabilité locale. Face à cette réalité, les structures locales de paix jouent un rôle central. Le renforcement de leurs capacités apparaît comme une réponse stratégique.
Des ateliers de formation initiés par le Forum de Paix
Du mardi 06 au samedi 10 janvier 2026, le Forum de Paix a organisé une série d’ateliers de formation. Ces activités s’inscrivent dans le projet de renforcement des structures locales de paix. Elles visent aussi la promotion de la cohésion sociale. Les bénéficiaires directs étaient les membres des CePDG et du CLPD. Pour eux, « cette formation arrive au bon moment, car nos communautés en ont réellement besoin ».
Une participation issue des trois groupements de Watalinga
Les ateliers ont réuni 18 participants provenant des trois groupements de la chefferie. Des membres des Comités Locaux de Paix et de Développement ont également pris part aux travaux. Cette représentativité a favorisé des échanges inclusifs. Les participants ont partagé leurs expériences locales. L’un d’eux a affirmé : « nous avons enfin un cadre où chacun peut exprimer les réalités de son groupement ». Cette diversité a renforcé la qualité des discussions.
Renforcer les capacités en prévention et gestion des conflits
L’objectif principal des ateliers était le renforcement des capacités locales. Les participants ont été formés à la prévention, à la gestion et à la transformation pacifique des conflits. L’approche pratique a été privilégiée. Selon un participant, « nous avons appris comment intervenir sans aggraver les tensions ». Ces compétences permettent d’anticiper les crises et de promouvoir des solutions durables au niveau communautaire.
Des thématiques clés pour une paix durable

Pendant cinq jours, plusieurs thématiques essentielles ont été abordées. Il s’agit notamment de la gestion et transformation des conflits communautaires. Les participants ont aussi été formés à la sensibilité aux conflits et à l’approche Do No Harm. La documentation des conflits et des incidents sécuritaires a été largement discutée. A ce sujet, un participant a déclaré : « documenter les incidents nous aide à mieux comprendre leurs causes ».
La bonne gouvernance locale et la cohésion sociale
Les formations ont également porté sur la bonne gouvernance locale. Les rôles des CePDG et du CLPD ont été clarifiés. L’objectif était de renforcer la transparence et la redevabilité. Les participants estiment que « sans bonne gouvernance, la paix reste fragile ». La cohésion sociale a été présentée comme un pilier fondamental. Les échanges ont mis en évidence l’importance du dialogue communautaire.
Le genre et la participation inclusive dans les mécanismes de paix
Une attention particulière a été accordée au genre et à l’inclusion. Les participants ont analysé la place des femmes et des jeunes dans les mécanismes de paix. L’un d’eux a souligné que « exclure les femmes, c’est se priver d’actrices clés de la paix ». Cette approche inclusive vise à renforcer l’efficacité des actions locales. Elle favorise aussi une paix équitable et durable.
Des messages forts des intervenants
Les ateliers ont été animés par des intervenants expérimentés, dont Maître David Muwaze. Il a encouragé les participants à appliquer les connaissances acquises. Selon lui, « la paix commence par des actions concrètes au niveau local ». Les participants ont salué la qualité des interventions. Ils affirment que « les formateurs ont su relier la théorie à notre réalité quotidienne ».
Un engagement clair pour la restitution communautaire
A l’issue des ateliers, les participants ont exprimé leur satisfaction. Ils se sont engagés à restituer les acquis dans leurs groupements respectifs. « Nous allons partager ces connaissances avec nos communautés », ont-ils affirmé. Ils se disent désormais mieux outillés pour résoudre les conflits pacifiquement. Cette dynamique locale renforce la coexistence pacifique et la stabilité à Watalinga.
Une contribution significative à la cohésion sociale à Watalinga
De ces formations, le Forum de Paix consolide les bases d’une paix durable. Le renforcement des structures locales favorise la résilience communautaire. Les acteurs formés deviennent des agents de changement. La cohésion sociale se construit par des actions concertées et inclusives. Watalinga dispose désormais de ressources humaines mieux préparées. Ces efforts ouvrent la voie à une stabilité renforcée dans la chefferie.
ALPHONSE & FATAKI

