Watalinga : le sport comme levier stratégique de cohésion sociale et de paix durable

Watalinga : le sport comme levier stratégique de cohésion sociale et de paix durable

En chefferie des Watalinga, territoire de Beni au Nord-Kivu, le sport devient un outil stratégique de cohésion sociale. Du 27 février au 1er mars 2026, plusieurs villages ont vibré au rythme des matchs amicaux organisés par le Forum de Paix, en collaboration avec le CLPD et les CePDG , grâce à l’appui Financier de la GIZ dans le cadre du projet Promotion de la Paix et de la stabilité dans l’Est de la RDC (ProPaix III).

Ces activités visent à rapprocher les communautés. Elles cherchent aussi à renforcer la paix durable dans une zone marquée , l y a encore quelques années, par l’insécurité . A travers le football, les organisateurs ont créé des espaces sûrs de dialogue. La mobilisation populaire confirme l’impact positif de ces initiatives. Plus d’un millier de spectateurs ont assisté aux différentes rencontres. Le sport s’affirme ainsi comme un puissant moteur d’unité communautaire.

Mulopia : deux collines réunies autour du football

Le coup d’envoi a été donné le 27 février à Mulopia, chef-lieu du groupement Bahumu. Les jeunes de Mulopia III ont affronté ceux de Mulopia Centre dans un esprit de fraternité. Avant le match, Echulo Benoît, vice-président de la CePDG/Bahumu, a rappelé : « Le football doit nous unir et non nous diviser. La cohésion sociale commence par le respect entre voisins. » Malgré l’intensité de la rencontre, remportée 4-2 par Mulopia III, le respect a prédominé. Présent sur place, Emmanuel Kikanga Bighogho a salué l’initiative : « Le sport est un levier de réconciliation essentiel pour notre jeunesse. »

Bandiguya : civils et militaires jouent la carte de la confiance

A Bandiguya, dans le groupement Batalinga, le sport a renforcé la relation civilo-militaire. Le 28 février 2026, les militaires des FARDC ont affronté une sélection civile au stade de Maale. Cette rencontre symbolique visait à consolider la cohésion sociale. Elle intervenait dans un contexte marqué par l’insécurité attribuée aux ADF-MTN il y a peu dans cette contrée. Avant le match, les organisateurs ont appelé à l’unité. La CePDG/Batalinga a insisté sur la collaboration. « Civils et militaires doivent travailler ensemble pour préserver l’accalmie », a rappelé Mr Baponua Mutagho premier vice-président de la CePDG.

Le match s’est soldé par un nul (2-2) dans une ambiance enthousiasteLe capitaine de l’équipe militaire a salué l’initiative. « Ces moments renforcent la confiance entre la population et les forces de défense », a-t-il souligné. Du côté civil, le message était similaire. « Multiplions ces activités pour bâtir une stabilité durable », a déclaré le capitaine de l’équipe locale.

Lutakila : le football féminin au cœur de la cohésion sociale

La série s’est clôturée le 1er mars 2026 au stade de Lutakila, dans le groupement Bawisa, mettant en avant le football féminin. Les jeunes filles de Kisegeta l’ont emporté 6-0 face à Kahondo. Au-delà du score, les organisateurs ont souligné que le sport favorise l’inclusion, l’unité et la paix et valorise le leadership des femmes.. La mobilisation était impressionnante. Plus de six cents spectateurs ont soutenu les équipes. La capitaine de Kisegeta a exprimé sa joie. « Cette victoire est aussi celle de la fraternité entre nos villages », a-t-elle affirmé. La gardienne de Kahondo a salué l’esprit du match. « Nous avons perdu, mais nous avons gagné en cohésion sociale », a-t-elle déclaré.

Le sport, outil durable de consolidation de la paix

Ces rencontres sportives dépassent le cadre du jeu. Elles créent des espaces de dialogue et de confiance. Elles renforcent la prévention des conflits à la base. En chefferie des Watalinga, la cohésion sociale reste un enjeu majeur. Le sport offre une réponse concrète et accessible. Il mobilise les jeunes, les leaders locaux et les forces de sécurité. Les résultats observés sont encourageants. Les tensions diminuent lorsque les communautés se rencontrent. La confiance se construit à travers des initiatives simples mais structurées. Le football devient ainsi un instrument de paix durable. Il favorise l’unité et la solidarité communautaire.

Plaidoyer pour l’extension des activités sportives dans les villages voisins

Les habitants des villages concernés ont salué ces initiatives. Beaucoup ont plaidé pour leur continuité. Ils perçoivent le sport comme un outil efficace de rapprochement. Cependant, plusieurs villages environnants n’ont pas encore bénéficié de ces activités. « L’extension de ces rencontres sportives constitue une priorité stratégique. Investir dans le sport, c’est investir dans la paix. C’est offrir aux jeunes des alternatives positives face à l’insécurité. C’est renforcer la cohésion sociale à l’échelle de toute la chefferie des Watalinga. » a indiqué Emmanuel Kikanga, chef de cellule des sports et loisirs en chefferie des Watalinga.

Les partenaires, autorités et acteurs communautaires sont appelés à soutenir cette dynamique. Chaque match organisé est une victoire pour la paix. Etendre ces initiatives aux villages voisins, c’est consolider un avenir plus stable et plus uni pour toute la région.

Ces rencontres prouvent que le sport offre une réponse concrète et accessible aux tensions communautaires. En mobilisant jeunes, leaders locaux et forces de sécurité, il réduit les clivages.

Toutefois, le besoin reste immense. Emmanuel Kikanga, chef de cellule des sports et loisirs, lance un appel : « L’extension de ces activités aux villages voisins est une priorité stratégique. Investir dans le sport, c’est offrir aux jeunes des alternatives positives face à l’insécurité. » Pour les habitants de Watalinga, chaque match est bien plus qu’un jeu : c’est une victoire pour la paix.

Alphonse et Fataki

Watalinga : Le réveil de la  mobilisation citoyenne pour le développement et  la paix

Watalinga : Le réveil de la mobilisation citoyenne pour le développement et la paix

Dans la chefferie des Watalinga (Territoire de Beni), le développement n’est plus seulement une attente, c’est une action. Entre le 23 et le 31 janvier 2026, une dynamique communautaire exemplaire a vu le jour, transformant des défis logistiques en victoires pour la cohésion sociale.

Bawisa : le stade de Kisegeta retrouve sa valeur communautaire

Le vendredi 23 janvier 2026, le groupement Bawisa a connu une mobilisation significative. Au stade de Kisegeta, 103 habitants, dont 68 femmes,  se sont mobilisés pour l’assainissement du Stade de Kisegeta.. Ce lieu symbolique accueille régulièrement des activités sportives et sociales.

Sous l’œil attentif des chefs de villages et avec l’appui technique de la CePDG et du CLPD, ce lieu de rencontre a retrouvé son éclat. Pour Musubao Nyamwisi, président de la société civile, le message est clair : « L’engagement communautaire est la base d’un développement durable ». Un sentiment partagé par Bhalikighamba, représentant du chef de groupement, qui rappelle que l’unité est la plus grande richesse de Bawisa.

Sous l’égide de Forum de Paix, son entretien renforce la cohésion et le sentiment d’appartenance communautaire.

Bahumu : la montée Nsua réhabilitée grâce à l’effort collectif

A Mulopia, chef-lieu du groupement Bahumu, la mobilisation a été tout aussi remarquable. Le samedi 31 janvier 2026, 143 habitants, dont 33 femmes, ont réhabilité la montée Nsua. Ce tronçon relie l’entrée du village au stade local. Il constitue un axe vital pour les déplacements quotidiens.

 Avant les travaux, la route était fortement dégradée. Les nids-de-poule rendaient la circulation difficile et risquée. Grâce à l’effort collectif, la voie est désormais plus praticable.

« Ces initiatives renforcent la confiance entre nous », témoigne Monsieur Benoît, membre de la CePDG Bahumu. Ici, la sueur des habitants a remplacé les plaidoyers stériles pour offrir une route praticable à tous les usagers.

Batalinga : Une route pour la santé

Le vendredi 30 janvier 2026, le groupement Batalinga s’est joint à cette dynamique citoyenne. Au total, 111 habitants ont travaillé sur l’axe Buiségha-Gogo-Bandiguya. Ce tronçon est essentiel pour la mobilité locale. Il facilite aussi l’acheminement des matériaux de construction. Les participants ont défriché la route et comblé les nids-de-poule. Ces travaux soutiennent la construction imminente du centre de santé de Malin. Ils répondent à un besoin vital d’accès aux soins. L’activité a été organisée par le Forum de Paix. La CePDG des Batalinga  et le CLPD des Watalinga ont assuré la coordination communautaire. Les habitants ont salué une action utile et concrète. Ils estiment qu’elle améliore directement leurs conditions de vie.

Un plaidoyer pour étendre l’impact à toute la chefferie

Ces initiatives démontrent la capacité des communautés à agir pour leur avenir. Elles renforcent la solidarité, la paix et la cohésion sociale. Cependant, plusieurs villages de la chefferie des Watalinga restent non couverts. Leurs besoins demeurent criants.

Le projet de renforcement des structures locales de paix a prouvé son efficacité. Pour que « personne ne soit laissé de côté », un financement durable est nécessaire. Avec un financement adéquat, il pourrait toucher l’ensemble de la chefferie des Watalinga. Les participants appellent à une programmation inclusive. . A Watalinga, la mobilisation communautaire est une réponse forte. Mais pour être durable, elle doit être soutenue. Investir dans le Forum de Paix, c’est investir dans la stabilité locale. C’est aussi répondre aux aspirations profondes des communautés rurales de Beni.

Alphonse et Fataki

Watalinga : le Forum de Paix renforce les structures locales pour une gestion pacifique des conflits

Watalinga : le Forum de Paix renforce les structures locales pour une gestion pacifique des conflits

La chefferie des Watalinga fait face à des conflits communautaires récurrents. Ces tensions fragilisent la cohésion sociale et la stabilité locale. Face à cette réalité, les structures locales de paix jouent un rôle central. Le renforcement de leurs capacités apparaît comme une réponse stratégique.

Des ateliers de formation initiés par le Forum de Paix

Du mardi 06 au samedi 10 janvier 2026, le Forum de Paix a organisé une série d’ateliers de formation. Ces activités s’inscrivent dans le projet de renforcement des structures locales de paix. Elles visent aussi la promotion de la cohésion sociale. Les bénéficiaires directs étaient les membres des CePDG et du CLPD. Pour eux, « cette formation arrive au bon moment, car nos communautés en ont réellement besoin ».

Une participation issue des trois groupements de Watalinga

Les ateliers ont réuni 18 participants provenant des trois groupements de la chefferie. Des membres des Comités Locaux de Paix et de Développement ont également pris part aux travaux. Cette représentativité a favorisé des échanges inclusifs. Les participants ont partagé leurs expériences locales. L’un d’eux a affirmé : « nous avons enfin un cadre où chacun peut exprimer les réalités de son groupement ». Cette diversité a renforcé la qualité des discussions.

Renforcer les capacités en prévention et gestion des conflits

L’objectif principal des ateliers était le renforcement des capacités locales. Les participants ont été formés à la prévention, à la gestion et à la transformation pacifique des conflits. L’approche pratique a été privilégiée. Selon un participant, « nous avons appris comment intervenir sans aggraver les tensions ». Ces compétences permettent d’anticiper les crises et de promouvoir des solutions durables au niveau communautaire.

Des thématiques clés pour une paix durable

Pendant cinq jours, plusieurs thématiques essentielles ont été abordées. Il s’agit notamment de la gestion et transformation des conflits communautaires. Les participants ont aussi été formés à la sensibilité aux conflits et à l’approche Do No Harm. La documentation des conflits et des incidents sécuritaires a été largement discutée. A ce sujet, un participant a déclaré : « documenter les incidents nous aide à mieux comprendre leurs causes ».

La bonne gouvernance locale et la cohésion sociale

Les formations ont également porté sur la bonne gouvernance locale. Les rôles des CePDG et du CLPD ont été clarifiés. L’objectif était de renforcer la transparence et la redevabilité. Les participants estiment que « sans bonne gouvernance, la paix reste fragile ». La cohésion sociale a été présentée comme un pilier fondamental. Les échanges ont mis en évidence l’importance du dialogue communautaire.

Le genre et la participation inclusive dans les mécanismes de paix

Une attention particulière a été accordée au genre et à l’inclusion. Les participants ont analysé la place des femmes et des jeunes dans les mécanismes de paix. L’un d’eux a souligné que « exclure les femmes, c’est se priver d’actrices clés de la paix ». Cette approche inclusive vise à renforcer l’efficacité des actions locales. Elle favorise aussi une paix équitable et durable.

Des messages forts des intervenants

Les ateliers ont été animés par des intervenants expérimentés, dont Maître David Muwaze. Il a encouragé les participants à appliquer les connaissances acquises. Selon lui, « la paix commence par des actions concrètes au niveau local ». Les participants ont salué la qualité des interventions. Ils affirment que « les formateurs ont su relier la théorie à notre réalité quotidienne ».

Un engagement clair pour la restitution communautaire

A l’issue des ateliers, les participants ont exprimé leur satisfaction. Ils se sont engagés à restituer les acquis dans leurs groupements respectifs. « Nous allons partager ces connaissances avec nos communautés », ont-ils affirmé. Ils se disent désormais mieux outillés pour résoudre les conflits pacifiquement. Cette dynamique locale renforce la coexistence pacifique et la stabilité à Watalinga.

Une contribution significative à la cohésion sociale à Watalinga

De ces formations, le Forum de Paix consolide les bases d’une paix durable. Le renforcement des structures locales favorise la résilience communautaire. Les acteurs formés deviennent des agents de changement. La cohésion sociale se construit par des actions concertées et inclusives. Watalinga dispose désormais de ressources humaines mieux préparées. Ces efforts ouvrent la voie à une stabilité renforcée dans la chefferie.

ALPHONSE & FATAKI

Nord-Kivu : Le Forum de Paix valide une étude clé sur la sécurité et la confiance communautaire

Nord-Kivu : Le Forum de Paix valide une étude clé sur la sécurité et la confiance communautaire

La ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, a accueilli le mardi 30 décembre 2025 un atelier majeur. Cet événement portait sur la dissémination et la validation des résultats d’une étude quantitative et qualitative menée en 2025. L’étude analyse la perception de la sécurité, la confiance et la collaboration entre les acteurs de prévention des conflits et de protection des civils.

Un contexte sécuritaire fragile à l’Est de la RDC

Organisée dans un contexte sécuritaire fragile à l’Est de la RDC, la rencontre répondait à un besoin urgent. Elle visait à renforcer la compréhension collective des dynamiques locales de sécurité. L’objectif était clair : favoriser des réponses concertées, inclusives et durables pour la paix à Beni.

Une participation inclusive et représentative

L’atelier a réuni les autorités locales, la société civile et diverses couches de la population. Cette diversité témoigne d’une réelle volonté de dialogue communautaire. Elle confirme aussi une co-responsabilité partagée dans la recherche de solutions pacifiques.

Des recommandations pour restaurer la confiance

Plusieurs recommandations constructives ont été formulées par les participants. Ces recommandations visent à enrichir le rapport final et à soutenir la paix durable à Beni. Parmi les priorités figurent la collaboration permanente autorités-population et la création de défenseurs locaux de paix. Ces propositions répondent à la crise de confiance persistante entre civils, autorités locales de base et autorités politico-administratives.

La voix des participants au cœur du processus

Un participant a exprimé clairement les attentes communautaires lors des échanges. Selon Jimmy Kighoma : « Il y a beaucoup de choses à faire. Vous ne discutez pas avec nous. Vous pensez que vous êtes des experts. Vous pouvez être autorité militaire, mais moi j’enseigne. Je connais beaucoup aussi que je peux apporter à côté de vous. Donc, cette recommandation de défenseurs locaux est très importante. » Cette intervention illustre l’importance de valoriser les savoirs locaux dans la gouvernance sécuritaire.

Une appréciation collective positive

L’initiative a été vivement saluée par plus de cinquante participants. Ils ont exprimé leur reconnaissance envers le Forum de Paix pour cette démarche inclusive. Les participants ont aussi appelé à une appropriation collective des recommandations.

Un appel à l’engagement des autorités

Au nom des participants, Bernard Kapitula a lancé un message fort : « Notre appréciation est bonne, vu le thème même de l’atelier. Nous recommandons à tous les participants de faire une large diffusion de ces résultats de recherche et de se les approprier afin de les améliorer davantage. Les autorités doivent comprendre qu’elles travaillent au nom de la population. Elles doivent collaborer davantage avec la population et partager sur la question de la paix. » Cet appel renforce la nécessité d’une gouvernance participative.

Le Forum de Paix, un acteur engagé au Nord-Kivu

Cet atelier a été organisé par le Forum de Paix, une organisation non gouvernementale qui mène ses activités en République démocratique du Congo. Cette ONG œuvre pour la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement durable, particulièrement dans les zones affectées par les conflits à l’Est de ce pays. Suivez la vidéo afférente à cette activité en cliquant sur le lien ci-joint: https://youtu.be/U2J5EdkJ6eM

Alphonse & Destin

Renforcement de l’action communautaire en matière consolidation de la paix à Beni

Renforcement de l’action communautaire en matière consolidation de la paix à Beni

Dans sa planification annuelle 2025, le Forum de Paix a aussi misé sur l’engagement des Comités Locaux de Protection (CLP). Ces structures communautaires disposent d’une expérience solide acquise à travers plusieurs formations. Leur implication est d’importance capital dans la prévention des conflits et la protection des civils à Beni. C’est dans ce cadre qu’une séance évaluative annuelle a été organisée du 18 au 19 décembre 2025 à Beni. Cette évaluation visait à analyser les actions réalisées. Elle avait aussi pour objectif d’identifier les défis persistants. Les résultats vont guider les prochaines planifications stratégiques. Le processus s’inscrit dans une logique d’amélioration continue des actions communautaires.

Des histoires de succès issues du terrain communautaire

Dès le premier jour, plusieurs participants ont partagé leurs histoires de succès. Ces témoignages ont illustré l’impact réel des CLP sur le terrain. Ils ont aussi mis en lumière les limites liées au contexte sécuritaire. Esdras Mathe, membre du CLP Mbau, a présenté une action marquante. « Au début 2025, les attaques des ADF ont provoqué un afflux massif de déplacés internes. Les zones de Mangina et Oicha Centre ont été particulièrement touchées. Face à cette urgence, le CLP Mbau a mené un plaidoyer humanitaire structuré. » Ce plaidoyer a abouti à une réaction de la coordination humanitaire. « Une enquête de terrain a été diligentée par OXFAM et COOPI. Les membres du CLP ont participé activement à la collecte des données. L’assistance humanitaire a ensuite été apportée aux déplacés identifiés» précise la même source.

Toutefois, un défi majeur persiste. La non-cessation des hostilités des ADF continue de générer de nouveaux déplacements. Cette situation limite la durabilité des efforts humanitaires.

A la même séance, Tchetche Aliamini du CLP Mabalako a partagé une autre expérience. « Au début de la même 2025, le groupement Baswagha Madiwe faisait face à une crise de confiance. Les relations entre la population et les autorités militaires étaient tendues. » Le CLP Mabalako a initié un plaidoyer auprès du SECAS. « Ce service joue un rôle clé dans le rapprochement civilo-militaire. Le SECAS est intervenu rapidement sur le terrain. Il a formé les leaders communautaires sur les relations civils-militaires. » Cette intervention a contribué à l’apaisement du climat. Le vivre-ensemble communautaire s’est progressivement installé. Cependant, des risques demeurent. Le banditisme et les vols à mains armées menacent les acquis obtenus.

Une évaluation jugée essentielle par les participants

Pour plusieurs participants, cette évaluation était capitale. Les échanges ont suscité de nouvelles inspirations opérationnelles. Ils ont aussi permis de renforcer les compétences techniques des CLP. Nicaise Kasereka du CLP Mangina a salué les acquis. « J’ai mieux compris l’utilisation de KoboCollect. La gestion des Activités Génératrices de Revenus (AGR) a été aussi bien clarifiée. Ces apprentissages amélioreront la performance des actions de terrain», poursuit-il. Cédric Isohera du CLP Maboya a partagé un changement de perception. « Je pensais que les CLP avaient un pouvoir limité en matière de plaidoyer. L’atelier m’a démontré le contraire. » Cette clarification renforce la confiance des comités dans leurs démarches.

Le regard stratégique du Forum de Paix

Pour le Forum de Paix, cette activité était indispensable. Elle a permis d’évaluer la santé organisationnelle des CLP. Les priorités communautaires ont été définies de manière concertée. Olivier Syasemba, officier de protection du Forum de Paix, l’a souligné. L’évaluation a permis de collecter les réalisations annuelles des CLP. Elle a aussi identifié les défis majeurs rencontrés. Des stratégies concertées ont été définies pour l’avenir. L’atelier a également évalué l’outil KoboCollect. Introduit depuis six mois, il améliore la collecte des incidents sécuritaires. Les participants ont recommandé un formulaire dédié aux rapports mensuels. Ils ont aussi exprimé le besoin de formations complémentaires en reporting communautaire.

Vers une nouvelle dynamique communautaire

Cet atelier a marqué la fin de la planification 2025. Il ouvre aussi des perspectives pour l’année suivante. Les participants sont repartis avec un nouveau bagage opérationnel. Ces acquis renforceront les actions de plaidoyer, de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Le Forum de Paix confirme ainsi son engagement pour une protection communautaire durable à Beni.

Alphonse Vikongo