Dans sa planification annuelle 2025, le Forum de Paix a aussi misé sur l’engagement des Comités Locaux de Protection (CLP). Ces structures communautaires disposent d’une expérience solide acquise à travers plusieurs formations. Leur implication est d’importance capital dans la prévention des conflits et la protection des civils à Beni. C’est dans ce cadre qu’une séance évaluative annuelle a été organisée du 18 au 19 décembre 2025 à Beni. Cette évaluation visait à analyser les actions réalisées. Elle avait aussi pour objectif d’identifier les défis persistants. Les résultats vont guider les prochaines planifications stratégiques. Le processus s’inscrit dans une logique d’amélioration continue des actions communautaires.
Des histoires de succès issues du terrain communautaire
Dès le premier jour, plusieurs participants ont partagé leurs histoires de succès. Ces témoignages ont illustré l’impact réel des CLP sur le terrain. Ils ont aussi mis en lumière les limites liées au contexte sécuritaire. Esdras Mathe, membre du CLP Mbau, a présenté une action marquante. « Au début 2025, les attaques des ADF ont provoqué un afflux massif de déplacés internes. Les zones de Mangina et Oicha Centre ont été particulièrement touchées. Face à cette urgence, le CLP Mbau a mené un plaidoyer humanitaire structuré. » Ce plaidoyer a abouti à une réaction de la coordination humanitaire. « Une enquête de terrain a été diligentée par OXFAM et COOPI. Les membres du CLP ont participé activement à la collecte des données. L’assistance humanitaire a ensuite été apportée aux déplacés identifiés» précise la même source.
Toutefois, un défi majeur persiste. La non-cessation des hostilités des ADF continue de générer de nouveaux déplacements. Cette situation limite la durabilité des efforts humanitaires.
A la même séance, Tchetche Aliamini du CLP Mabalako a partagé une autre expérience. « Au début de la même 2025, le groupement Baswagha Madiwe faisait face à une crise de confiance. Les relations entre la population et les autorités militaires étaient tendues. » Le CLP Mabalako a initié un plaidoyer auprès du SECAS. « Ce service joue un rôle clé dans le rapprochement civilo-militaire. Le SECAS est intervenu rapidement sur le terrain. Il a formé les leaders communautaires sur les relations civils-militaires. » Cette intervention a contribué à l’apaisement du climat. Le vivre-ensemble communautaire s’est progressivement installé. Cependant, des risques demeurent. Le banditisme et les vols à mains armées menacent les acquis obtenus.
Une évaluation jugée essentielle par les participants
Pour plusieurs participants, cette évaluation était capitale. Les échanges ont suscité de nouvelles inspirations opérationnelles. Ils ont aussi permis de renforcer les compétences techniques des CLP. Nicaise Kasereka du CLP Mangina a salué les acquis. « J’ai mieux compris l’utilisation de KoboCollect. La gestion des Activités Génératrices de Revenus (AGR) a été aussi bien clarifiée. Ces apprentissages amélioreront la performance des actions de terrain», poursuit-il. Cédric Isohera du CLP Maboya a partagé un changement de perception. « Je pensais que les CLP avaient un pouvoir limité en matière de plaidoyer. L’atelier m’a démontré le contraire. » Cette clarification renforce la confiance des comités dans leurs démarches.
Le regard stratégique du Forum de Paix
Pour le Forum de Paix, cette activité était indispensable. Elle a permis d’évaluer la santé organisationnelle des CLP. Les priorités communautaires ont été définies de manière concertée. Olivier Syasemba, officier de protection du Forum de Paix, l’a souligné. L’évaluation a permis de collecter les réalisations annuelles des CLP. Elle a aussi identifié les défis majeurs rencontrés. Des stratégies concertées ont été définies pour l’avenir. L’atelier a également évalué l’outil KoboCollect. Introduit depuis six mois, il améliore la collecte des incidents sécuritaires. Les participants ont recommandé un formulaire dédié aux rapports mensuels. Ils ont aussi exprimé le besoin de formations complémentaires en reporting communautaire.
Vers une nouvelle dynamique communautaire
Cet atelier a marqué la fin de la planification 2025. Il ouvre aussi des perspectives pour l’année suivante. Les participants sont repartis avec un nouveau bagage opérationnel. Ces acquis renforceront les actions de plaidoyer, de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Le Forum de Paix confirme ainsi son engagement pour une protection communautaire durable à Beni.
Malgré l’insécurité persistante à Beni, plus de quatre-vingt pourcent des activités prévues pour le mois de la femme ont été réalisées, grâce à une mobilisation locale axée sur la sensibilisation aux droits et à l’autonomisation de la femme. La cheffe de bureau urbain femme famille et enfants de la ville de Beni, appelle les femmes à dépasser les rôles des victimes pour devenir acteur de paix et développement, même-si les défis financiers et structurels persiste.
En dépit du contexte sécuritaire précaire, plus de 80 % des activités planifiées pour le mois de la femme ont été réalisées en ville de Beni. Portées par une forte mobilisation locale, ces initiatives ont permis de sensibiliser la population sur les droits des femmes, leur rôle dans la société et l’urgence de leur autonomisation. Malheureusement, certains quartiers n’ont pas pu être touchés en raison de l’insécurité persistante, limitant ainsi la portée de l’élan engagé.
Les femmes appelées à devenir actrices de paix
Malgré l’insécurité persistante à Beni la cheffe de bureau Genre, Femme et Enfants, Madame Ruth Sabuni, salue l’engagement des femmes de Beni, qu’elle invite à rester résilientes. Pour elle, il est essentiel que les femmes ne se positionnent plus uniquement comme victimes, mais comme actrices de paix et de développement. Elle encourage la solidarité féminine pour surmonter ensemble les défis sociaux, économiques et sécuritaires.
Des obstacles financiers persistants
Le manque criant de moyens financiers reste une barrière. La faible circulation de la monnaie dans la région complique l’organisation d’activités pérennes. À cela s’ajoute la suspension de l’appui de l’USAID à certaines organisations féministes locales, affaiblissant davantage le tissu associatif féminin, déjà fragilisé par plus de vingt ans d’instabilité.
Un appel à l’unité et à l’autonomisation
Placée sous le thème international « Droits, égalité et autonomisation », l’édition 2025 du mois de la femme a renforcé l’appel à l’unité. Ruth Sabuni rappelle que nul ne peut évoluer seul : « Quand on est uni, on est aussi très fort. » Ce message a trouvé écho dans toutes les actions menées au cours de ce mois spécial.
Un engagement fort du Forum De Paix
Le Forum De Paix, fidèle à sa mission de promotion de la paix et du développement durable à l’Est de la RDC, a pleinement pris part aux activités phares de mars. En clôture, Madame Sabuni a adressé ses remerciements à toutes les personnes et organisations qui ont contribué à la réussite des activités de ce mois crucial pour les droits des femmes à Beni. Cliquer ici pour suivre madame Ruth Sabuni en intégralité
Du 22 au 24 janvier 2025, le village de Kyavinyonge, situé dans la région du lac Édouard en province du Nord-Kivu, a vibré au rythme d’un atelier de formation majeur organisé par l’ONG Forum de Paix. Cet événement a rassemblé une large gamme d’acteurs locaux dans le but de renforcer la compréhension et la gestion des lois relatives à la protection de la nature, en particulier celles encadrant la pêche en République Démocratique du Congo. L’atelier a été conçu pour sensibiliser et apporter des solutions concrètes aux tensions qui secouent la communauté de Kyavinyonge, notamment les conflits entre pêcheurs congolais et autorités ougandaises sur le lac partagé.
Un Contexte de Conflit et de Violence
L’un des objectifs primordiaux de cet atelier était de contribuer à la réduction des tensions persistantes sur le lac Édouard. En effet, ces tensions ont souvent mené à des arrestations arbitraires, des violences et des saisies de matériel de pêche (pirogues et équipements) par la marine ougandaise. Les pêcheurs congolais se retrouvent fréquemment au cœur de ces violences, exacerbées par une mauvaise coordination des services chargés de la gestion des ressources lacustres.
Un Cadre Structuré pour la Sensibilisation
La formation a débuté avec une présentation du Forum de Paix, animée par l’Assistant Recherche Papy Kasereka. Il a exposé la mission, la vision et les objectifs de l’ONG, soulignant l’importance de la coopération locale pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion de la paix. L’atelier a été ouvert par le représentant du chef du village de Kyavinyonge, qui a chaleureusement accueilli les participants et les a encouragés à s’impliquer activement dans les discussions.
Retour sur les Résultats d’Enquête
Alphonse Vikongo, enquêteur junior au Forum de Paix, a ensuite présenté les résultats d’une enquête menée à Kyavinyonge en mai 2024. Cette étude avait pour objectif d’identifier les principales causes des arrestations et des exactions subies par les pêcheurs congolais sur le lac Édouard. Selon l’enquête, la mauvaise coordination entre les différents acteurs intervenant dans la gestion du lac est un facteur majeur de ces conflits. Les participants ont alors été invités à réfléchir sur ces problématiques et à proposer des solutions adaptées.
La Résolution Pacifique des Conflits
Papy Kasereka a ensuite abordé la thématique de la résolution pacifique des conflits et de la gestion des sensibilités locales. En groupes, les participants ont discuté des principaux conflits rencontrés à Kyavinyonge, des acteurs impliqués, des causes profondes de ces conflits, ainsi que des solutions possibles pour y remédier. Les travaux de carrefour ont permis de cibler des pistes de médiation adaptées à la réalité locale, mettant l’accent sur la nécessité de créer un climat de confiance entre les différents acteurs du village.
La Question des Violations des Contrats dans la Pêcherie
Maître Constant Kalumendo a ensuite pris la parole pour aborder la question de la violation des contrats dans le domaine de la pêcherie, particulièrement à Kyavinyonge. Les participants ont discuté des raisons profondes de ces violations, des responsables et des solutions envisageables pour rétablir la confiance et le respect des engagements. Cette partie de l’atelier a permis de mettre en lumière les dysfonctionnements dans la gestion des contrats de pêche, soulignant l’importance de rétablir des mécanismes de régulation plus clairs et plus équitables.
Un Suivi Actif pour un Changement Durable
En clôture de l’atelier, Alphonse Vikongo a présenté les activités prévues dans le cadre du projet de trois mois. Ces actions incluent la diffusion de spots radio sur les stations locales, la publication de trois magazines audiovisuels et la mise en place de plaidoyers en faveur d’une meilleure gestion des ressources lacustres. En particulier, un comité local de suivi des activités lacustres a été formé, dont les membres ont été élus lors de la clôture de l’atelier. Ce comité jouera un rôle clé dans la surveillance des activités sur le lac et dans la promotion d’une gestion participative des ressources naturelles.
Une Volonté de Renforcer la Sensibilisation
Bien que la session n’ait pas été spécifiquement dédiée aux recommandations formelles, de nombreux participants ont exprimé le souhait de voir ces ateliers de formation se multiplier. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la compréhension des problématiques locales et de continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions durables aux conflits qui affectent la communauté de Kyavinyonge.
Cet atelier de Kyavinyonge a été une étape importante vers la résolution des tensions locales liées à la gestion du lac Édouard. Il a permis non seulement d’aborder des questions juridiques et de gestion des ressources, mais aussi de promouvoir la paix et la coopération entre les différents acteurs communautaires. La mobilisation et la participation active des habitants témoignent d’une volonté collective de changer les choses et de construire un avenir plus serein pour les pêcheurs et les autres habitants du village. Les actions entreprises dans le cadre de ce projet permettront, espérons-le, de réduire les violences, d’améliorer la gestion des ressources naturelles et de renforcer la paix dans cette région stratégique.
Depuis les attaques sanglantes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) dans certains villages du groupement Baswagha-Madiwe, situé dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, la situation sécuritaire montre des signes encourageants d’amélioration. Bien que les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aient restauré une certaine stabilité, de nombreux défis subsistent, en particulier en ce qui concerne la réhabilitation des infrastructures sociales de base dans les villages touchés.
Une Amélioration Sécuritaire Accompagnée de Défis Sociaux
Le comité local de protection (CLP) de Mabalako, un groupe des personnes engagées volontairement dans la protection, mise en place en deux mille dix-neuf (2019) par le Forum de Paix, a ressenti le besoin d’ouvrir de nouveau les écoles et les structures de santé dans les villages touchés par les récentes attaques des ADF. En effet, la fermeture prolongée de ces infrastructures compromet gravement l’accès à l’éducation et aux soins de santé pour des milliers d’habitants, en particulier les enfants et les femmes.
Dans le village de Masala, situé dans la localité de Bapakombe Pendekali, dans le secteur Beni Mbau, la vie reprend peu à peu son cours. Cette localité, frappée par une attaque de l’ADF/NALU le 7 juin 2024, tente de se relever malgré les énormes pertes subies. Cependant, les habitants se retrouvent dans une situation précaire : l’unique structure sanitaire du village a été incendiée, privant la population de tout accès aux soins médicaux, et l’école locale reste fermée. Les enseignants, toujours sous le traumatisme des violences, n’ont pas encore pu revenir pour reprendre leurs activités.
Un Cri d’Alerte pour la Réouverture des Services Essentiels
Face à cette situation, la population de Masala et d’autres villages environnants, dans la localité de Bapakombe Pendekali, lance un appel aux autorités congolaises et aux partenaires internationaux. En effet, sans infrastructures sanitaires et éducatives, la population de cette partie du territoire de Beni, en particulier les enfants et les femmes, voient leur avenir compromis.
Masala, situé à environ 17 kilomètres au nord de Cantine, n’est pas un cas isolé. D’autres villages dans le groupement Baswagha Madiwe attendent encore la rentrée scolaire et le rétablissement des services de santé. Les attaques récurrentes des ADF ont laissé des traces profondes, détruisant les biens et semant une peur persistante au sein de la population. Bien que la sécurité soit en amélioration grâce à la présence renforcée des FARDC, les besoins de réhabilitation sont criants.
La Présence ADF dans la province voisine : Une Menace Persistante
La présence des ADF reste un défi majeur pour la paix dans la région. Bien que la situation soit plus stable dans le Baswagha Madiwe, des signaux d’activité de ces rebelles sont signalés dans le groupement Bakaeku, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Ces incursions récentes rappellent l’urgence pour les autorités de poursuivre et d’intensifier leurs efforts pour éradiquer complétement cette menace, garantissant ainsi une sécurité durable.
Appel aux Acteurs et Partenaires pour la Reconstruction
Le CLP de Mabalako, soutenu par le Forum de Paix, exhorte les autorités congolaises, les investisseurs et les partenaires humanitaires à se mobiliser pour répondre aux besoins urgents des communautés affectées. La réouverture des écoles et des centres de santé dans le Baswagha Madiwe, particulièrement à Masala, est indispensable pour offrir des perspectives d’avenir aux enfants et des conditions de vie dignes aux familles qui luttent encore pour se remettre des traumatismes subis.
Une réponse rapide et coordonnée est nécessaire pour restaurer les infrastructures sociales de base, afin que la population puisse retrouver une vie normale et que les enfants puissent enfin reprendre le chemin de l’école.
La région de Beni, au Nord-Kivu, traverse actuellement une grave crise éducative suite à une grève sèche déclarée par les syndicats des enseignants des écoles publiques. Cette grève, motivée par des revendications professionnelles, met en péril la scolarité de nombreux enfants à la rentrée scolaire 2024-2025.
Les syndicats des enseignants de Beni ont opté pour une grève sèche, signifiant une cessation totale des activités sans reprise des cours dans les écoles publiques. Cette décision fait suite à des revendications non satisfaites concernant des questions salariales, des conditions de travail jugées insatisfaisantes et la suppression des zones salariales. En conséquence, les cours n’ont pas repris le 2 septembre 2024, comme prévu dans le calendrier scolaire du ministère de l’Éducation, privant ainsi les écoliers et élèves de leur droit fondamental à l’éducation. Les premiers effets de cette cessation des cours sont déjà visibles, suscitant des réactions au sein de la communauté.
Réactions du Sous-Proved
Monsieur Matsoro Lenge, Sous-Proved de l’EPST en ville de Beni, a exprimé son désarroi face à la situation. En constatant les enfants laissés sans instruction dans certaines écoles publiques, il a lancé un appel aux parents pour qu’ils continuent à amener leurs enfants à l’école, malgré la grève. Cette démarche vise à maintenir une routine éducative minimale et à encourager les élèves à ne pas perdre le rythme scolaire en attendant une résolution de la crise.
Voix des Apprenants
Les apprenants, représentés par le parlement d’enfants, ont exprimé leur frustration lors d’une interview exclusive accordée au Forum de Paix. Ils regrettent que leur préparation et leur enthousiasme pour les cours soient contrariés par la grève. Selon eux, ils sont prêts à apprendre, mais se trouvent face à des enseignants qui ne dispensent pas de cours. Leur appel est un cri du cœur pour une résolution rapide de la crise afin de reprendre l’apprentissage selon le calendrier scolaire prévu.
Réactions des Parents
Face à cette situation difficile, certains parents ont exprimé une inquiétude croissante. Ils ont appelé les grévistes à revoir leur position et à reprendre l’enseignement. Pour eux, la prolongation de la grève représente un danger considérable pour l’avenir scolaire et personnel de leurs enfants. Ils soulignent l’impact négatif de la grève sur le développement éducatif et la stabilité psychologique des apprenants.
Position du Forum de Paix
Le Forum de Paix, une ONG dédiée à la promotion de la paix et du développement durable, a réagi à cette crise. Selon Papy Kasereka, Assistant Recherche au sein du Forum de Paix, il est crucial de résoudre ce problème de manière administrative sans pénaliser les élèves. Le Forum propose de réformer le système de carrière des enseignants en introduisant un contrat de performance. Une telle réforme permettrait d’aligner les intérêts des enseignants avec les besoins éducatifs des élèves, tout en garantissant une plus grande régularité et qualité dans l’enseignement.
La grève des enseignants à Beni met en lumière des défis majeurs dans le secteur éducatif de la République Démocratique du Congo. La situation actuelle, avec des écoles publiques fermées et des élèves privés de leur droit à l’éducation, appelle à une solution rapide et efficace. La proposition du Forum de Paix d’introduire un système de contrat de performance pourrait offrir une solution viable pour éviter de telles crises à l’avenir et protéger les intérêts des élèves. La communauté éducative, les autorités locales et les syndicats doivent collaborer pour résoudre cette crise et garantir une éducation continue et de qualité pour tous les élèves.