Beni : La tolérance, un fondement encore sous-estimé

Beni : La tolérance, un fondement encore sous-estimé

La tolérance demeure une valeur essentielle pour apaiser la société et prévenir l’escalade des conflits. A Beni, dans la partie Est de la R.D Congo, le Forum de Paix rappelle que la tolérance exige éducation, réciprocité et responsabilité, sans jamais justifier les antivaleurs. Cette organisation qui intervient dans la consolidation de la paix, appelle la population à analyser toujours avant d’agir et à renforcer cette vertu indispensable à la paix, à l’occasion de la journée internationale de la tolérance pour l’année 2025.

La tolérance, un socle indispensable pour une société apaisée

La tolérance est le socle d’une société calme et résiliente. Elle aide les citoyens à gérer les différends sans violence. A Beni, cette vertu reste un besoin urgent et permanent. Les tensions récurrentes montrent que les habitants doivent renforcer cette valeur. Chaque communauté gagne lorsque ses membres construisent des relations respectueuses. La tolérance encourage l’écoute mutuelle et réduit les risques de conflits. Elle est une force sociale qui renforce la cohésion dans une région fragile. La paix durable reste impossible sans la tolérance au cœur des interactions quotidiennes.

Comprendre la tolérance comme un choix volontaire et responsable

La tolérance n’est jamais un automatisme. C’est un choix volontaire et réfléchi. Elle exige une maîtrise de soi dans les situations difficiles. La tolérance, c’est accepter parfois de renoncer à certains droits pour un intérêt supérieur. Ce renoncement n’est pas une faiblesse. C’est une marque de maturité sociale. Le contraire de la tolérance conduit à l’escalade et aux divisions. A Beni, chaque geste d’intolérance fragilise encore la paix. Choisir la tolérance demande un effort constant et partagé. C’est un engagement collectif qui apporte des bénéfices concrets.

La tolérance n’est pas la complaisance face aux antivaleurs

La tolérance ne signifie jamais tolérer l’injustice. Elle ne protège pas les comportements contraires à l’éthique. Maître Justin Matete, coordonnateur du Forum de Paix rappelle que « la tolérance ne doit pas devenir une excuse pour laisser croître les antivaleurs. La tolérance vise la paix, mais elle ne renonce pas à la justice. Elle encourage un comportement responsable et conscient. » A Beni, cette nuance demeure essentielle. La communauté doit comprendre que la tolérance protège la cohésion, mais jamais la criminalité. Elle crée un climat où les problèmes se règlent sans violence.

Une pratique qui exige la réciprocité et la bonne foi mutuelle

La tolérance ne fonctionne pas seule. Elle exige une réciprocité sincère entre les citoyens. Selon Maître Justin Matete, « on ne pratique pas la tolérance par magie. Elle requiert un engagement mutuel et équitable. Si une partie refuse la tolérance, l’équilibre social se brise. Dans une région comme Beni, la tolérance doit devenir un contrat moral collectif. » Les citoyens doivent s’engager à mieux dialoguer. Ce dialogue évite les malentendus qui amplifient les tensions. La tolérance devient alors un instrument puissant de prévention des conflits.

Le rôle de l’éducation dans le renforcement de la tolérance

L’éducation est un outil essentiel pour développer la tolérance. Elle forme les esprits à la patience et au respect d’autrui. Pour Maître Justin Matete, « l’éducation familiale joue un rôle fondamental. Les parents doivent transmettre les valeurs morales à leurs enfants. Ils doivent éviter de confier entièrement cette mission à la télévision, à la radio ou à la rue. Une éducation solide crée des citoyens responsables. Ces citoyens défendent la paix dans leurs communautés. »

Analyser avant d’agir, est une clé pour la paix à Beni

Dans un contexte socio-sécuritaire volatil, agir sans réfléchir peut coûter cher. Maître Matete « invite les habitants à analyser les situations avant toute réaction. Cette attitude permet d’éviter les décisions impulsives. Elle aide aussi à comprendre les responsabilités des dirigeants. Lorsque les citoyens analysent, ils développent un esprit critique utile. Cet esprit critique devient un outil pour encourager une meilleure gouvernance. » En région de Beni, analyser avant d’agir réduira les tensions. Cela protègera la communauté contre les réactions dangereuses ou hâtives.

La tolérance comme base d’une paix durable dans un contexte fragile

La tolérance est un investissement pour la paix durable. Elle réduit les frustrations et les incompréhensions. Elle améliore le vivre-ensemble dans un environnement difficile. A Beni, la tolérance peut freiner l’escalade des conflits. Elle favorise un climat de confiance entre les habitants. Cette confiance renforce les initiatives locales de paix. Les organisations communautaires encouragent cette dynamique. La tolérance devient alors un fondement de la reconstruction sociale.

La Journée internationale de la tolérance enracinée dans l’histoire

« La Journée internationale de la tolérance est célébrée chaque 16 novembre. Elle a été instaurée par l’UNESCO en 1995. La jounée vise à rappeler l’importance du respect mutuel dans les sociétés modernes. Elle appelle les peuples à rejeter l’extrémisme et la discrimination. Cette journée s’inspire des leçons tirées de l’histoire mondiale. Elle rappelle que l’intolérance a souvent conduit à des tragédies. Elle souligne l’urgence de promouvoir l’éducation à la paix. » Indique le site https://www.unesco.org visité le 19 novembre 2025 à 12h45’. A Beni, cette journée rappelle l’importance d’incarner la tolérance. Elle rappelle aussi que la paix commence par des gestes simples et quotidiens.

Alphonse Vikongo

Bulambo : Vers une cohabitation pacifique entre acteurs sécuritaires et civils

Bulambo : Vers une cohabitation pacifique entre acteurs sécuritaires et civils

La région d’Isale-Bulambo, dans la chefferie des Bashu (territoire de Beni, Nord-Kivu), subit une forte pression sécuritaire. Cette pression découle de la présence simultanée des FARDC, de la Police nationale congolaise (PNC) et des groupes Wazalendo. Elle inclut aussi plusieurs groupes de pression et structures communautaires.La création d’un cadre de concertation civilo-militaire est intervenue à l’issue d’un dialogue de paix pour une cohabitation pacifique.

Une réponse au climat de méfiance sécuritaire à Isale-Bulambo

L’absence de coordination claire entre ces acteurs crée des tensions, des incidents et des abus graves.

Ces dysfonctionnements entraînent le chevauchement des rôles, des arrestations abusives et parfois le recrutement d’enfants soldats.

C’est dans ce climat fragile que le Comité Local de Protection (CLP) de Bulambo, avec le Forum de Paix, a organisé un dialogue communautaire le 3 octobre 2025.

La rencontre, tenue à la salle polyvalente La Récréation d’Isale-Bulambo, visait à restaurer la confiance entre civils et forces de sécurité.

L’objectif principal était de clarifier les rôles de chaque acteur et d’instaurer un cadre de concertation permanent pour une cohabitation pacifique.

Un cadre inclusif de dialogue pour clarifier les rôles et bâtir la confiance

Sous la modération du Forum de Paix, la rencontre a réuni 30 participants représentant tous les secteurs.

Les FARDC et la PNC étaient, les Wazalendo, les groupes de pression, la société civile.

Les autorités coutumières, les jeunes et les femmes ont aussi pris part aux échanges.

Le notable de Kivuno a ouvert la séance, représentant le chef de groupement.

Maître Serge Kavula du Forum de Paix a ensuite présenté le contexte sécuritaire.

Les participants ont validé le diagnostic et travaillé en petits groupes de réflexion.

Les discussions ont brisé les silos entre forces de sécurité et population.

Un langage commun s’est établi, fondé sur le respect mutuel et la volonté de paix.

Prises de parole des forces en présence : rôles, défis et perspectives pour la cohabitation pacifique

Chaque acteur a exposé ses missions, défis et propositions pour une cohabitation apaisée.

Le commandant de la Police de Bulambo, Muhindo Kamabu Alexis, a rappelé son rôle de maintien de l’ordre.

Il a évoqué le manque de dénonciation, l’ingérence des autorités locales et le déficit logistique.

Il recommande une sensibilisation accrue et une collaboration renforcée avec la population.

Les FARDC ont réaffirmé leur mission : protéger la population et l’intégrité du territoire.

Elles dénoncent la circulation d’armes illicites et demandent la clarification de leurs rapports avec les Wazalendo.

Ces derniers, représentés par Kambale Ngendo, revendiquent leur rôle patriotique et dénoncent leur instrumentalisation politique.

Ils réclament une reconnaissance officielle et un appui de l’État.

L’ANR a rappelé son rôle d’écoute et de prévention des menaces.

Elle regrette le manque de collaboration de la population et demande des moyens logistiques adéquats.

Recommandations concrètes et création d’un cadre de concertation civilo-militaire

Les travaux de groupe ont produit plusieurs recommandations clés.

Chaque service de sécurité doit s’autoévaluer pour renforcer la paix.

Les interventions doivent suivre une approche collective et consultative.

La société civile doit servir de pont entre la population et les Wazalendo.

Les abus doivent être dénoncés légalement, sans recours à la justice populaire.

Le point culminant fut la création du cadre de concertation civilo-militaire d’Isale-Bulambo.

Ce cadre regroupe le Comité Local de Pprotection, la Croix-Rouge locale, la Cellule de paix et développement et les jeunes.

M. Kakule Ndaliko Syahombire a été élu président de cette structure de coordination.

Elle aura pour mission de maintenir le dialogue, prévenir les tensions et coordonner les réponses locales.

Cette initiative locale marque un pas vers une paix durable à Beni.

Elle démontre que la stabilité peut venir des communautés, quand elles dialoguent et coopèrent.

Alphonse Vikongo

Beni : Le harcèlement sexuel en milieu scolaire, un fléau qui persiste et nécessite une mobilisation collective

Beni : Le harcèlement sexuel en milieu scolaire, un fléau qui persiste et nécessite une mobilisation collective

Le harcèlement sexuel en milieu scolaire reste une réalité à Beni. Certains jeunes apprenants, ne vont pas jusqu’au bout de leur formation à cause de cette antivaleur. Lors d’un webinaire organisé par le Forum de Paix le lundi 12 novembre 2024, trois experts se sont exprimés sur le sujet et ont partagé leurs expériences et recommandations pour lutter contre cette problématique.

 La Sensibilisation comme Outil pour Dénoncer et Prévenir le Harcèlement

Espérance Kazi, coordinatrice de l’ONG One Girl One Leader en République Démocratique du Congo, s’engage dans la promotion des droits des jeunes filles et dans la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Elle a évoqué les actions menées par son organisation pour sensibiliser les élèves au harcèlement et à leurs droits. En 2023, One Girl One Leader a organisé des campagnes de sensibilisation dans vingt écoles secondaires de la ville de Beni, ce qui a permis de distribuer un numéro d’alerte pour signaler les cas de harcèlement.

« Nous avons identifié 56 cas de harcèlement scolaire après ces actions de sensibilisation, » a-t-elle indiqué. Espérance Kazi souligne l’importance de ces campagnes qui permettent de briser le silence autour de cette problématique. Outre les ateliers de sensibilisation, son organisation propose également un accompagnement psychologique et juridique aux victimes, en leur offrant un espace sécurisé pour s’exprimer et recevoir l’aide nécessaire.

Un Témoignage du Terrain et l’Importance de la Formation des Éducateurs

Kambale Liso Charlemagne, préfet des études du Complexe Scolaire  Musafa à Beni et enseignant depuis plus de dix ans, a témoigné de la réalité quotidienne du harcèlement dans les écoles de la ville. « Le harcèlement, en particulier le harcèlement sexuel, reste un sujet tabou, mais il est bien présent dans nos écoles, » a-t-il confié. Les témoignages d’élèves, principalement de jeunes filles, révèlent des situations difficiles et parfois traumatisantes.

Kambale insiste sur le rôle crucial des enseignants et du personnel éducatif pour détecter les signes de harcèlement et réagir rapidement. Dans son établissement, des mesures disciplinaires renforcées et des formations pour le personnel ont été mises en place afin de mieux protéger les élèves. Cependant, il évoque un défi majeur : la réticence des victimes à signaler les abus, ce qui freine la prise de mesures par les autorités scolaires. Pour lui, un environnement scolaire sûr nécessite une vigilance constante et des initiatives supplémentaires pour encourager les jeunes à parler sans peur de représailles.

Le Cadre Juridique et les Droits des Victimes

Maître Justin Matete, coordonnateur du Forum de Paix et auxiliaire de la justice en région de Beni, a abordé le volet juridique de la lutte contre le harcèlement scolaire. Selon lui, le harcèlement scolaire relève de la catégorie des violences sexuelles et de nombreuses lois existent pour protéger les victimes. « Il est essentiel que les jeunes, ainsi que leurs familles, connaissent leurs droits et les recours possibles, » a-t-il déclaré. Les victimes peuvent ainsi dénoncer les abus et réclamer justice en toute légitimité.

Justin Matete encourage les parents et les éducateurs à soutenir les victimes dans leurs démarches judiciaires, rappelant que la loi est de leur côté. Toutefois, il a précisé que sans signalement de la part des victimes ou de leurs familles, les institutions judiciaires sont limitées dans leurs actions. Ce cadre légal, bien que protecteur, nécessite donc une sensibilisation accrue pour être pleinement efficace.

Une Mobilisation Collective pour un Changement Durable

À la fin de chaque intervention, une session de questions-réponses a permis aux participants d’échanger avec les experts et d’approfondir certains aspects. Tous s’accordent sur l’importance d’une mobilisation collective pour enrayer le harcèlement en milieu scolaire, un problème grave qui mine la santé mentale et l’avenir des jeunes. Chacun : parent, éducateur, membre de la communauté ; a un rôle à jouer pour protéger et soutenir nos enfants, pour qu’ils puissent grandir dans un environnement respectueux et sécurisant.

Le harcèlement en milieu scolaire n’est pas une fatalité. Avec des actions concertées, des campagnes de sensibilisation, et un accompagnement juridique et psychologique, il est possible de créer des écoles où les élèves se sentent en sécurité et respectés. Nous devons agir ensemble pour qu’un jour, le harcèlement  sexuel en milieu scolaire ne soit plus qu’un souvenir.

Alphonse Vikongo

La Paix à Beni : Un défi collectif à relever avec détermination

La Paix à Beni : Un défi collectif à relever avec détermination

La paix est un idéal précieux, souvent nuancée par les réalités de chaque contexte. Dans une région comme Beni, située dans la province du Nord-kivu en République Démocratique du Congo (RDC), la paix est indissociable d’avec la sécurité et la préservation de la vie humaine. Les habitants de Beni, confrontés aux attaques répétées des ADF (Forces Démocratiques Alliées), vivent une situation précaire où la paix reste une utopie.

Un Aperçu de la Situation Actuelle à Beni

Lors d’une interview réalisée et diffusée le 21 octobre 2024 sur la Voix de l’Université Officielle de Semuliki, le coordonnateur de l’ONG Forum de Paix, a exposé la situation sécuritaire combien elle est fragile à Beni, malgré la mise en place des différentes opérations militaires comme Ruwenzori, Sokola 1, des grandes envergures et Shuja, mais aussi l’État de siège. Maître Justin MATETE a déploré que les habitants continuent de vivre sous la menace de l’insécurité. Pour lui, cette résilience témoigne du courage de la population, qui aspire à des solutions plus stables et à des stratégies de paix durables.

Le Rôle Crucial des Services de Sécurité et d’un Leadership Renforcé

«Au-delà des interventions militaires, la stabilité à Beni dépend également d’un renforcement des services de sécurité. Les efforts pourraient bénéficier d’une meilleure coordination et d’un leadership national fort, orienté vers la sécurité de chaque citoyen. Avec des dirigeants engagés, capables d’instaurer des mesures concertées, il est possible de poser les bases d’une paix durable à Beni et sur toute la République», a dit maître Justin MATETE.

Il sied néanmoins de mentionner que la courbe des tueries des civiles à masse diminue petit à petit dans la région de Beni. Mais les Territoires de Lubero, de Mambasa et d’Irumu subissent encore la loi de ces rebelles ADF.

L’Engagement du Forum de Paix dans la préservation de la stabilité

Le Forum de Paix à Beni, déploie des initiatives pacifiques pour contribuer à la sécurité. Grâce à des notes de plaidoyer et de seize mini réseaux d’alerte précoce, cette ONG collabore avec les services de sécurité, pour identifier et prévenir les éventualités. Ces actions s’inscrivent dans une volonté de protéger les communautés, d’améliorer la vigilance et d’encourager la stabilité.

Un appel au courage et à la solidarité pour un avenir meilleur

La paix à Beni reste un objectif ambitieux, mais réalisable à travers un engagement commun. Malgré les difficultés, la population peut continuer de montrer sa résilience et de jouer un rôle actif dans la construction de la paix. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, est essentielle pour bâtir cet avenir de sérénité. Saluons le courage des habitants et des organisations de la société civile, pour un futur harmonieux et sécurisé.

Zawadi Kisuvundi & Alphonse Vikongo

Une Commémoration Différente de la journée internationale de la Paix à Beni

Une Commémoration Différente de la journée internationale de la Paix à Beni

Le Forum de Paix a récemment commémoré la Journée internationale de la Paix d’une manière singulière, marquant un tournant dans la manière dont cette journée est célébrée en République Démocratique du Congo (RDC). Cette initiative s’inscrit dans l’engagement constant du Forum de Paix en faveur de la paix et du développement, et elle s’est concrétisée par plusieurs activités organisées dans la ville de Beni.

Un Appel à la Réflexion

Le coordonnateur du Forum de Paix, Maître Justin Matete, a été l’un des principaux intervenants lors d’une émission-débat sur la radio OKAPI, (Radios des Nations-unies à Beni). Cette intervention a permis d’aborder des questions cruciales notamment : quelle image donner à la Journée internationale de la Paix ? Où en est-on avec les résultats des efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires internationaux pour instaurer la paix durable à l’Est et dans tout pays ? Et qu’est-ce qui reste à faire ?

Maître Matete a débuté son intervention par un hommage poignant à toutes les personnes ayant perdu la vie à cause des conflits dans l’Est de la RDC. Il a souligné l’importance de se souvenir de ces victimes, qui restent souvent invisibles dans le discours public.

Les Défis de la Paix en RDC

Prenant la parole, Maître Matete a mis en lumière les lacunes existantes dans les initiatives de paix. Il a noté que l’incompétence et la complicité de certains acteurs, tant locaux qu’internationaux, peuvent être citées parmi les raisons expliquant la persistance de l’instabilité dans la région. Il est impératif, selon lui, de reconsidérer les stratégies en place et de se concentrer sur le renforcement des ressources humaines nationales.

Il a rappelé que, bien que l’appui extérieur soit présent depuis des décennies, la paix demeure un objectif lointain. Cela souligne la nécessité d’un véritable engagement envers le développement local et l’autonomisation des communautés.

Conférences et Mobilisation

Le Forum de Paix a également participé à une conférence organisée par le Comité Local de Protection de Beni, en collaboration avec le Parlement des Jeunes, la Génération  Capable… Dans ce rassemblement, le Forum de Paix a abordé le thème : « Les conflits, entorse pour la culture de la paix à Beni ».

Alphonse Vikongo, Enquêteur Junior au sein du Forum de Paix, a pris la parole lors de cette conférence pour inciter les participants à réfléchir sur l’unité. Il a insisté sur le fait qu’il n’est plus acceptable de se diviser. Au lieu de recourir à la violence, il est essentiel de multiplier les séances de réflexion sur les causes profondes des conflits et de chercher des solutions durables.

Une Écoute Active

Lors de cette séance animée, qui s’est tenue le 21 septembre 2024, près d’une vingtaine de questions de participants ont trouvé des réponses satisfaisantes. Cela montre l’importance de l’échange et de la communication dans la construction d’une culture de paix durable à Beni. Plus de cinquante participants ont exprimé leur désir de travailler ensemble pour trouver des solutions aux défis auxquels ils font face, plutôt que de recourir à la violence et à la destruction des infrastructures chèrement acquits.

Perspectives d’Avenir

La Journée internationale de la Paix n’est pas seulement un événement à célébrer ; elle représente un appel à l’action. En réfléchissant sur les défis actuels et en partageant des idées sur des solutions durables, les acteurs de la société civile comme le Forum de Paix montrent la voie à suivre pour sortir de la crise.

Il est crucial que toutes les parties prenantes, y compris les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les jeunes, femmes et la société civile, unissent leurs forces pour promouvoir une paix durable. Le Forum de Paix, par son engagement, démontre qu’une alternative constructive est possible, basée sur le dialogue, l’écoute, le respect et la coopération.

La commémoration de la Journée internationale de la Paix par le Forum de Paix à Beni illustre une volonté de dépasser les simples rituels pour se concentrer sur des actions concrètes en faveur de la paix. Ce type d’initiative est essentiel pour construire une culture de paix durable, surtout dans un contexte où les conflits continuent de fragiliser le pays.

Il est temps de transformer les discours en actions concrètes et de lutter contre l’immobilisme. Ensemble, en investissant dans nos ressources humaines et en encourageant le dialogue, nous pouvons espérer bâtir un avenir où la paix ne sera plus un rêve lointain, mais une réalité tangible pour tous les Congolais.

Alphonse Vikongo

Réaction de l’ONG Forum de Paix sur la Destruction des Bureaux du Parlement d’Enfants et d’autres Institutions

Réaction de l’ONG Forum de Paix sur la Destruction des Bureaux du Parlement d’Enfants et d’autres Institutions

L’ONG Forum de Paix, engagée pour le bien-être des enfants et la promotion de la paix, souhaite exprimer ses préoccupations face à la récente destruction des bureaux du Parlement d’Enfants, du bureau urbain des Affaires Sociales et du bureau de la Direction Générale des Migrations (DGM). Ces événements regrettables, survenus à la suite d’actions de personnes non identifiées, ont conduit à la perte de matériel essentiel, notamment des kits informatiques, des meubles et des documents importants pour le fonctionnement de ces institutions.

Un Acte de Violence Préoccupant

Les actes de violence commis à l’encontre de ces bureaux sont particulièrement inquiétants. Ils constituent une entrave à l’engagement en faveur de la protection des droits des enfants et des services sociaux. En affectant des ressources vitales, ces actions nuisent aux initiatives qui œuvrent pour le bien-être et la sécurité des jeunes dans la région du Grand Nord-Kivu. Les institutions touchées jouent un rôle crucial dans le développement et l’encadrement des enfants, et leur affaiblissement peut avoir des répercussions négatives sur de nombreuses familles.

Appel à la Vigilance et à la Responsabilité

Dans ce contexte délicat, le Forum de Paix encourage tous les citoyens, en particulier les motards, à faire preuve de vigilance et à éviter les zones isolées après la tombée de la nuit. La sécurité individuelle doit être une priorité, et chacun est invité à adopter des comportements prudents pour se protéger dans cette période d’insécurité accrue.

Les services de l’ordre et de sécurité sont également invités à renforcer les mesures de protection des civils et de leurs biens. La prévention de telles actions est essentielle pour assurer la sérénité et la sécurité de tous les habitants de la rég

Encouragement à la Réflexion lors des Manifestations

Le Forum de Paix invite les manifestants à réfléchir avant d’agir. Il est primordial de reconnaître que la destruction de biens publics ne constitue pas une solution aux problèmes qui doivent être abordés de manière pacifique et constructive. Les édifices publics représentent des symboles de notre engagement collectif pour le bien-être de la société. En les ciblant, nous risquons d’aggraver la crise au lieu de favoriser des solutions durables.

Un Appel à la Solidarité

Dans cette période difficile, Joël KAVUYA, encadreur principal du Parlement d’Enfants, dans la rubrique grande interview de la RTGB du mercredi 18 septembre 2024 à 6h50min; a adressé un appel au secours à toute personne ou organisation de bonne volonté. L’importance de cette structure d’encadrement pour les enfants du Grand Nord-Kivu est significative. La mobilisation de la communauté nationale et internationale est essentielle pour apporter un soutien matériel et moral en vue de reconstruire et revitaliser ces bureaux ressenti

Contexte des Événements

Il est important de souligner que ces incidents regrettables ont été déclenchés par la colère des manifestants à la suite de l’assassinat tragique du motard Constant Kangitsi, dont la moto a été portée disparue la soirée du 12 septembre 2024. Bien que cette situation ait suscité une grande indignation, il est crucial de diriger cette colère vers des actions constructives, plutôt que de céder à la violence.

Le Forum de Paix réaffirme son engagement à promouvoir un environnement pacifique et sécurisé pour tous, en particulier pour les enfants. La destruction des bureaux du Parlement d’Enfants et d’autres institutions constitue un signal préoccupant d’une crise qui appelle une attention urgente. Ensemble, en tant que communauté, nous devons nous engager à construire un avenir meilleur, basé sur le dialogue, la compréhension mutuelle et la solidarité.

Il est temps d’agir de manière responsable, de protéger les droits de chacun et de reconstruire notre tissu social. Le Forum de Paix reste déterminé à poursuivre son action en faveur des droits des enfants et appelle tous les acteurs à unir leurs efforts pour faire face à cette crise avec détermination et compassion.

Il est important de souligner que ces incidents regrettables ont été déclenchés par la colère des manifestants à la suite de l’assassinat tragique du motard Constant Kangitsi, dont la moto a été portée disparue la soirée du 12 septembre 2024. Bien que cette situation ait suscité une grande indignation, il est crucial de diriger cette colère vers des actions constructives, plutôt que de céder à la violence.

Le Forum de Paix réaffirme son engagement à promouvoir un environnement pacifique et sécurisé pour tous, en particulier pour les enfants. La destruction des bureaux du Parlement d’Enfants et d’autres institutions constitue un signal préoccupant d’une crise qui appelle une attention urgente. Ensemble, en tant que communauté, nous devons nous engager à construire un avenir meilleur, basé sur le dialogue, la compréhension mutuelle et la solidarité.

Il est temps d’agir de manière responsable, de protéger les droits de chacun et de reconstruire notre tissu social. Le Forum de Paix reste déterminé à poursuivre son action en faveur des droits des enfants et appelle tous les acteurs à unir leurs efforts pour faire face à cette crise avec détermination et compassion.