Une activité importante s’est tenue à Beni pour défendre les droits des enfants, le mardi 22 juillet 2025.Organisée par le Parlement et Comité d’enfants avec l’appui du Forum de Paix, cette matinée de plaidoyer a mobilisé plusieurs acteurs. Elle entre dans le cadre de la stratégie de responsabilisation communautaire portée par le Forum de Paix.
Plaidoyer en faveur des enfants quémandeurs
L’objectif principal de cette matinée de plaidoyer était de dénoncer les violations des droits des enfants vivant dans les rues. L’accent a été mis sur les enfants quémandeurs souvent privés d’éducation, de soins et de dignité. Les participants ont plaidé pour une prise en charge plus humaine et durable. La salle Vihum a accueilli cette matinée dès 10 heures, en présence de plusieurs autorités locales.
La présentation juridique a été assurée par Mme Ruth Sabuni, responsable de la division genre, famille et enfants ad interim au Nord-Kivu. Elle a cité des articles de la Constitution congolaise et de la loi n°09/001 sur la protection de l’enfant. Ces textes confirment que l’État a le devoir de protéger chaque enfant en situation difficile. Les acteurs de la protection de l’enfance ont été appelés à jouer pleinement leur rôle.
Témoignages poignants et constats alarmants
Dans cette matinée de plaidoyer, l’Honorable Thérèse, venue de Kisangani, a partagé son témoignage sur les enfants de Beni. « Elle a évoqué des cas d’enfants livrés à eux-mêmes dans les rues, sans soutien ni sécurité. Elle a alerté sur les risques accrus de violences, d’exploitation et de maladie auxquels ils font face ». Ce constat a renforcé la nécessité d’actions immédiates.
Deux membres du Parlement d’enfants ont pris la parole, dont Georges Ngumayiri. Ils ont exposé une note de plaidoyer contenant des propositions concrètes. Cette note a été remise aux autorités locales pour un suivi efficace. Les enfants demandent un engagement ferme des décideurs.
Quatre groupes de travail ont été formés pour identifier les causes du phénomène. Les participants ont partagé des propositions de solutions, comme le recensement des enfants quémandeurs. Ils ont aussi proposé de mieux comprendre pourquoi ces enfants quittent leurs foyers. Chaque groupe a présenté ses résultats à l’assemblée, preuve d’une mobilisation réelle.
Propositions des enfants pour changer la situation
Les enfants ont suggéré de créer une commission d’enquête spécifique. Cette commission devrait identifier ces enfants, leurs localisations et les causes de leur situation. Ils ont insisté sur l’importance de ne pas encourager la mendicité en donnant de l’argent dans la rue. Ils appellent à une collaboration entre familles, communautés et autorités.
Les participants ont propose au gouvernement de créer des centres d’encadrement pour enfants déplacés ou vulnérables. Ils ont recommandé aussi de renforcer les politiques de réintégration scolaire et sociale. Une approche communautaire est préconisée pour une meilleure prise en charge.
Cette matinée de plaidoyer: Une initiative soutenue par le Forum de Paix
Le Forum de Paix commence à soutenir activement ce type initiatives à Beni et environs. Cela s’inscrit dans sa stratégie de responsabilisation communautaire adoptée en 2025. Ce soutien marque un tournant dans l’engagement local pour la protection de l’enfance.
L’activité s’est clôturée par des discours de prise de conscience et l’hymne national. Le président du Parlement d’enfants a encouragé la continuité de ce type d’engagement. Les cinquante participants ont quitté la salle à 13h50, conscients de la responsabilité partagée.
À Beni, au Nord-Kivu, les grandes vacances scolaires exposent de nombreux enfants à des risques alarmants. Le Parlement d’enfants Grand-Nord et l’ANAPECO sonnent l’alerte. Les acteurs éducatifs appellent à une implication accrue des familles et de la communauté.
Les vacances, une période à risque
Pour l’honorable Georges Ngumayiri, « chaque année, plusieurs élèves, surtout des filles, ne reprennent plus l’école après les vacances ». En cause : grossesses précoces, exploitation, oisiveté et pauvreté. « Certaines filles finissent dans des maisons de tolérance », déplore-t-il. Les garçons ne sont pas épargnés. « Beaucoup dérivent vers l’oisiveté ou des activités nuisibles ».
La loi et la Constitution protègent les enfants
La Constitution congolaise, à son article 41, stipule que « tout enfant, sans discrimination, a droit à la protection de sa famille, de la société et des pouvoirs publics ». Elle reconnaît leur droit à un encadrement permanent, même hors des écoles.
La Loi portant protection de l’enfant (2009) renforce cela. L’article 13 stipule que «Tout enfant a droit à la vie. Le père et la mère ou l’un des deux ou la personne exerçant l’autorité parentale, ainsi que l’Etat, ont l’obligation d’assurer sa survie, son éducation, sa protection et son épanouissement. Le père ou la mère ou l’un d’eux ainsi que celui qui exerce l’autorité parentale ont le devoir d’élever leur enfant ». L’article 26 impose à la communauté de « l’enfant a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les parents et, le cas échéant, la personne exerçant l’autorité parentale fournissent à l’enfant des orientations dans l’exercice de ce droit d’une manière compatible avec l’évolution de ses capacités et de son intérêt ».
Responsabiliser les parents et familles
Georges invite les familles à « accompagner activement les enfants pendant les vacances ». Il recommande des activités comme « la couture, le jardinage, la cuisine ou le petit commerce ». Ces occupations développent les compétences et renforcent la responsabilité. Elles évitent l’oisiveté, source de dérives. Il ajoute : « éduquer, ce n’est pas donner des ordres, c’est construire ensemble ».
Favoriser les centres d’apprentissage
Il propose l’inscription des enfants dans des centres éducatifs. L’apprentissage de l’anglais, de l’informatique ou des jeux pédagogiques est bénéfique. « Ces activités entretiennent l’esprit de l’enfant et révèlent ses talents cachés », précise-t-il. La communication au sein des familles est aussi importante. « Les enfants doivent être écoutés. Ils ont des rêves, des besoins ».
L’ANAPECO appelle à la vigilance
Monsieur Roger Kasereka Muthanava, président de l’ANAPECO, s’inquiète du décrochage scolaire. « Les vacances sont parfois la porte d’entrée à la déscolarisation ».
Il appelle à « anticiper dès le début des vacances ». Il encourage les familles à « planifier les journées des enfants avec des activités éducatives ».
Le contexte sécuritaire exige plus d’attention
La situation à Beni reste tendue. L’abandon des enfants les rend vulnérables. Ils risquent d’être enrôlés dans des groupes armés ou exposés à des trafics. « L’éducation est un rempart contre la manipulation et la violence », souligne le Parlement d’enfants. L’encadrement pendant les vacances devient un acte de paix.
Un devoir collectif et urgent
Les chefs de base, enseignants, animateurs sociaux et leaders religieux doivent s’impliquer. Toute la communauté est concernée. « La société doit se considérer comme une famille responsable », rappelle Georges Ngumayiri. Garantir le droit à l’éducation, même pendant les vacances, est essentiel pour construire une génération solide.
La ville de Beni a accueilli un atelier marquant du 06 au 09 mai 2025. Seize Comités Locaux de Protection (CLP) et un point focal à Lubero, ont participé à cette session organisée par le Forum de Paix pour le renforcement des capacités locales. MaîtreJustin Matete, coordonnateur du Forum, a appelé à un engagement actif des participants. Il a souligné que les CLP auront bientôt la responsabilité de gérer leurs propres Activités Génératrices de Revenus (AGR). Des téléphones neufs ont remis aux participants pour améliorer le système d’alerte communautaire.
Comprendre les conflits, étape indispensable pour renforcement des capacités pour la paix
La deuxième journée a permis d’explorer les causes profondes des conflits communautaires. Monsieur Urbain Nabirabo, directeur de programme, du Centre Résolution Conflits (CRC), a animé les discussions. Il a montré comment une mauvaise identification d’un problème peut elle-même générer de nouveaux conflits. Monsieur Katho Mudhaki, chef d’antenne du CRC en Beni, a ajouté : « La différence entre les hommes est souvent la source principale des conflits ». Les participants ont travaillé sur une étude de cas pour identifier les acteurs d’un conflit et proposer des pistes de solution. Nicole Kwabo, du CLP du Oicha, a partagé : « J’ai compris que bien écouter chaque partie est crucial avant de proposer une solution. Je me sens désormais plus utile dans ma communauté. »
Gérer des AGR pour l’autonomie locale
La troisième journée a porté sur la gestion des AGR. Papy Kasereka, du Forum de Paix, a introduit les principes de base de l’entrepreneuriat communautaire. Dominique, du CLP Eringeti, a affirmé : « Je comprends mieux comment choisir une activité viable et comment la gérer. » Par axes géographiques, les participants ont identifié des AGR adaptées à leur contexte : élevage, transformation de produits, téléphonie ou commerce local. Transparence, planification et gestion documentaire ont été soulignées comme conditions de réussite.
Témoignages de transformation
Tout au long de la formation, des témoignages de changement ont émergé. Kahindo Michelline (CLP Kyondo) a confié : « Cette formation nous donne une vraie boussole. Il ne reste qu’à passer à l’action. » Gabriel Poipo a salué la clarté du chapitre de la gestion d’une AGR : « Les exemples concrets m’ont beaucoup aidé. » Sylvie, du service Suivi et Évaluation, a insisté sur l’importance de planifier rigoureusement et de maîtriser des outils comme KoboCollect. Les CLP de Mabalako et Mbau ont également partagé leurs progrès en mobilisation communautaire et la participation aux réunions de sécurité organisées par les autorités locales.
Une clôture porteuse de perspectives
Enfin, la dernière journée a été consacrée à la collecte et la conservation des données. L’outil KoboCollect a été présenté comme solution clé. Le projet Local First a aussi été introduit, soulignant l’importance des initiatives communautaires dans la consolidation de la paix. En clôture, Maître Justin Matete a encouragé les participants à mettre en pratique les compétences acquises : « Ce que vous avez appris ici doit vivre dans vos localités. » Les CLP repartent mieux outillés, plus confiants et conscients de leur rôle dans la pacification de leurs milieux.
Du 22 au 25 avril 2025, sept agents du Forum de Paix ont suivi une formation stratégique pour le renforcement des compétences. Elle portait sur la collecte des données en utilisant https://kf.kobotoolbox.org/. À travers cet apprentissage, le Forum de Paix initie une transition vers des méthodes plus structurées. L’objectif est de rendre les actions plus efficaces, surtout dans une zone aussi instable que Beni.
Dans les zones touchées par les conflits, des données fiables sont indispensables pour intervenir efficacement. Jusqu’à récemment, les équipes utilisaient encore des formulaires papier, lents et sujets aux erreurs. « Les supervisions étaient longues, les rapports souvent incohérents », déclare Sylvie Mwiru, responsable du suivi-évaluation au Forum de Paix. c’est pourquoi L’adoption d’un outil numérique permettra désormais le Renforcement des compétences : le Forum de Paix mise sur KoboToolbox pour optimiser sa collecte de données une saisie directe, même sans connexion internet.
Une formation axée sur la pratique
Pendant quatre jours, les participants ont appris à concevoir des formulaires et à collecter des données. La formation, dirigée par l’ingénieur Anil Prince Tumba, s’est basée sur des exercices pratiques et des cas concrets. Les agents ont simulé des enquêtes sur des thèmes liés à la paix et à la cohésion sociale.
Un changement de culture interne
Les retours montrent un changement profond dans la façon d’organiser les missions de terrain. « Je peux désormais adapter mes outils à chaque activité », explique Sylvie Mwiru, avec satisfaction. Olivier Syasemba, chargé du monitoring, note un gain de temps et une rigueur accrue. Selon lui, l’analyse rapide des données renforcera la transparence et la gestion rationnelle du temps.
Pour Maître Justin Matete coordonnateur du Forum de Paix, cette formation marque une étape importante vers plus de professionnalisme. « Nos décisions doivent s’appuyer sur des faits. Cette rigueur s’inscrit dans une volonté de jouer un rôle stratégique dans la stabilisation de Beni. Avec des données solides, l’organisation peut mieux cibler ses actions et dialoguer avec ses partenaires.
Un investissement à long terme avec ces Renforcement des compétences
Le Forum de Paix ne veut pas s’arrêter à cette première formation. Des séances de renforcement sont déjà prévues pour les agents et les Comités Locaux de Protection. Maître Matete insiste sur l’importance d’outiller les acteurs de terrain avec des compétences numériques. Selon lui, cela permet de mieux documenter les actions et de renforcer l’impact global.
Une impulsion nouvelle
Le Forum de Paix entame une transformation : passer de pratiques informelles à des approches factuelles. L’intégration de la collecte numérique permet une meilleure adaptation aux réalités du terrain. Les décisions pourront être prises plus rapidement, avec plus de précision et d’efficacité. Cette évolution n’est pas que technique ; elle traduit aussi une volonté politique forte. L’organisation veut fonder ses actions sur des données fiables, utiles et partageables. C’est un véritable pari sur l’avenir : pour une paix durable, mieux documentée et concertée.
Malgré l’insécurité persistante à Beni, plus de quatre-vingt pourcent des activités prévues pour le mois de la femme ont été réalisées, grâce à une mobilisation locale axée sur la sensibilisation aux droits et à l’autonomisation de la femme. La cheffe de bureau urbain femme famille et enfants de la ville de Beni, appelle les femmes à dépasser les rôles des victimes pour devenir acteur de paix et développement, même-si les défis financiers et structurels persiste.
En dépit du contexte sécuritaire précaire, plus de 80 % des activités planifiées pour le mois de la femme ont été réalisées en ville de Beni. Portées par une forte mobilisation locale, ces initiatives ont permis de sensibiliser la population sur les droits des femmes, leur rôle dans la société et l’urgence de leur autonomisation. Malheureusement, certains quartiers n’ont pas pu être touchés en raison de l’insécurité persistante, limitant ainsi la portée de l’élan engagé.
Les femmes appelées à devenir actrices de paix
Malgré l’insécurité persistante à Beni la cheffe de bureau Genre, Femme et Enfants, Madame Ruth Sabuni, salue l’engagement des femmes de Beni, qu’elle invite à rester résilientes. Pour elle, il est essentiel que les femmes ne se positionnent plus uniquement comme victimes, mais comme actrices de paix et de développement. Elle encourage la solidarité féminine pour surmonter ensemble les défis sociaux, économiques et sécuritaires.
Des obstacles financiers persistants
Le manque criant de moyens financiers reste une barrière. La faible circulation de la monnaie dans la région complique l’organisation d’activités pérennes. À cela s’ajoute la suspension de l’appui de l’USAID à certaines organisations féministes locales, affaiblissant davantage le tissu associatif féminin, déjà fragilisé par plus de vingt ans d’instabilité.
Un appel à l’unité et à l’autonomisation
Placée sous le thème international « Droits, égalité et autonomisation », l’édition 2025 du mois de la femme a renforcé l’appel à l’unité. Ruth Sabuni rappelle que nul ne peut évoluer seul : « Quand on est uni, on est aussi très fort. » Ce message a trouvé écho dans toutes les actions menées au cours de ce mois spécial.
Un engagement fort du Forum De Paix
Le Forum De Paix, fidèle à sa mission de promotion de la paix et du développement durable à l’Est de la RDC, a pleinement pris part aux activités phares de mars. En clôture, Madame Sabuni a adressé ses remerciements à toutes les personnes et organisations qui ont contribué à la réussite des activités de ce mois crucial pour les droits des femmes à Beni. Cliquer ici pour suivre madame Ruth Sabuni en intégralité
Depuis le début de l’année 2025, la situation sécuritaire à Beni et ses environs ne cesse de se dégrader. La délocalisation temporaire des institutions provinciales du Nord-Kivu de Goma vers Beni, due à l’instabilité persistante dans la capitale provinciale, n’a pas pour autant apporter un climat de paix et de sécurité. Beni, déjà sous la menace constante des groupes armés, notamment les ADF et d’autres factions locales, se retrouve au cœur d’une recrudescence de la violence, marquée par des massacres, des enlèvements, des violences sexuelles et des déplacements massifs de populations. Beni face à une crise sécuritaire
Beni face à une crise sécuritaire
Les affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), les groupes d’autodéfense communément appelés « Wazalendo » et le M23/RDF dans le sud de la province, ainsi que les attaques de l’ADF dans le nord, ont intensifié la pression sur les civils, forçant des milliers de personnes à fuir vers le centre de la ville de Beni et celle de Butembo, deux villes encore sous contrôle gouvernemental.
Beni face à une crise sécuritaire
Une insécurité aux conséquences dramatiques
Les données du rapport de monitoring des incidents sécuritaires de janvier et février 2025 révèlent une situation alarmante : 149 victimes d’incidents sécuritaires, dont 99 hommes et 50 femmes ; 61 morts recensés, principalement dus aux massacres (26 morts), aux assassinats (6 morts) et aux meurtres (2 morts) ; 31 cas de massacres, causant 26 décès, principalement dans le secteur de Beni-Mbau, un des épicentres de la violence ; 24 incendies de maisons, plongeant plusieurs familles dans le dénuement total ; 13 incursions de l’ADF, illustrant la persistance de cette menace contre les civils ; Cas de violences sexuelles et d’exploitation : 3 cas d’exploitation sexuelle et 1 cas de viol recensés, mettant en évidence la vulnérabilité accrue des femmes dans ce contexte d’instabilité.
Augmentation du banditisme urbain, avec 5 cas de vols à main armée et 7 cas de paralysie des activités économiques. Ces chiffres témoignent du climat d’extrême violence dans lequel évolue la population, confrontée à la terreur des groupes armés, au banditisme et à la précarité croissante.
Les auteurs des incidents : une diversité inquiétante
Beni face à une crise sécuritaire
Les incidents documentés ont été attribués à divers acteurs, notamment : les ADF : 9 incidents ayant touché 67 victimes ; Bandits armés : 13 incidents, 13 victimes ; Groupes armés locaux : 4 incidents, 10 victimes ; des militaires incontrôlés FARDC : 3 incidents, 4 victimes ; UPLC (Union des Patriotes pour la Libération du Congo) : 1 incident, 17 victimes ; les M23 : 1 incident lié à des tracts annonçant une avancée vers Beni ; et, la population civile impliquée dans 8 incidents ayant fait 12 victimes durant la période allant de janvier à février 2025.
Ce panorama montre l’extrême complexité du conflit, où l’activisme des groupes armés s’entremêle avec des actes criminels et des représailles locales. Les zones les plus touchées sont: Beni-Mbau en première ligne avec 20 incidents recensés, 88 victimes ; La ville de Beni : 24 incidents, 49 victimes ; Le secteur de Ruwenzori : 2 incidents, 9 victimes ; La chefferie des Bashu et le territoire de Mambasa ont également été touchés.
Beni-Mbau et la ville de Beni restent les foyers principaux de la violence, notamment en raison de la présence des ADF et des tensions entre groupes armés.
Une crise humanitaire exacerbée
L’afflux de déplacés internes vers Beni et Butembo aggrave une situation déjà critique. Les familles d’accueil et les infrastructures locales peinent à gérer cette augmentation soudaine de la population. Beaucoup de déplacés vivent dans des conditions précaires, sans accès suffisant à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé. Les enfants sont particulièrement vulnérables : Certains sont contraints au travail pour subvenir aux besoins familiaux. D’autres sont privés d’éducation en raison de la fermeture d’écoles ou du manque de moyens de leurs parents.
Face à cette crise sécuritaire et humanitaire, plusieurs recommandations sont formulées :À la communauté internationale et aux organisations régionales
Encourager un dialogue direct entre la RDC et le Rwanda pour atténuer les tensions et favoriser un règlement pacifique du conflit.
Soutenir les efforts de paix en apportant une assistance technique et financière aux initiatives locales et aux missions de stabilisation.
Au gouvernement congolais
Beni face à une crise sécuritaire
Renforcer les institutions démocratiques et garantir l’organisation d’élections transparentes.
Lutter activement contre la corruption pour améliorer la gouvernance. Doter le Programme de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion Communautaire et Sociale (PDDRCS) des ressources nécessaires pour encourager la démobilisation des combattants et leur réintégration dans la société.
Aux groupes armés congolais
Respecter les accords de cessez-le-feu et cesser les hostilités ; S’engager dans un processus de désarmement et de réintégration pour construire un avenir pacifique. Ainsi, le Forum de Paix, une plateforme des seize organisations de la société civile œuvrant dans la consolidation de la paix et le développement durable, qui après avoir peint un tableau sombre en matière de consolidation de la paix et développement durable en zone de Beni, aux mois de janvier et février 2025, il a fait un constat selon lequel cette période a été marquée par une recrudescence de la violence et une crise humanitaire alarmante dans la région de Beni. La présence accrue des groupes armés, les attaques répétées contre les civils et l’afflux de déplacés ont aussi rendu la situation particulièrement critique. Seule une réponse concertée, impliquant à la fois les autorités congolaises, les acteurs locaux et la communauté internationale, pourra permettre d’atténuer cette crise et de redonner espoir aux populations affectées. Lisez l’intégralité de ce rapport de monitoring des incidents sécuritaire en ouvrant ce lien ci-dessous
Le Forum de Paix, une plateforme regroupant seize organisations engagées dans la promotion de la paix et du développement, a organisé un atelier de formation couplé à son Assemblée Générale, les 21 et 22 février 2025, à Béni. Cet événement a réuni des acteurs locaux afin de renforcer leurs compétences en élaboration, gestion, suivi et évaluation de projets, éléments clés pour la réussite des initiatives de développement.
Renforcement des capacités en gestion de projets
La première partie de la formation, a porté sur les fondamentaux de la gestion de projet. Les participants ont approfondi des notions essentielles telles que : Les étapes de l’élaboration d’un projet : identification du problème, définition des objectifs, planification des ressources et mise en place d’un suivi et évaluation rigoureux. La théorie du changement, soulignant l’importance de structurer les actions en fonction de l’impact recherché. Le rôle du chef de projet, qui doit assurer une coordination efficace, anticiper les risques et mobiliser les ressources nécessaires. Les causes d’échec des projets, notamment le manque de ressources, la mauvaise communication, le faible soutien des sponsors et l’absence d’outils adéquats. Les échanges d’expériences entre participants ont permis d’illustrer ces notions avec des cas concrets, renforçant ainsi leur compréhension et leur appropriation.
Suivi et évaluation des projets : un levier d’impact
Dans la seconde partie de la formation, l’équipe de facilitation a abordé l’importance du suivi et de l’évaluation, deux piliers essentiels pour garantir l’efficacité des projets. Les points abordés incluaient : Les différences entre suivi et évaluation, le premier étant un processus continu d’observation, tandis que le second vise à mesurer l’impact et la pertinence des actions menées. Le cadre logique, un outil de pilotage permettant de structurer les objectifs, les résultats attendus et les indicateurs de performance. L’élaboration d’un plan de suivi et évaluation, avec une méthodologie adaptée aux réalités du terrain. Une discussion a révélé que plusieurs organisations présentes ne disposaient pas de personnel dédié au suivi et évaluation, mettant en lumière un besoin urgent de renforcement dans ce domaine.
Travaux de groupe : une approche participative
Afin d’ancrer les apprentissages, les participants ont travaillé en groupes sur des études de cas. Ces exercices ont favorisé l’interaction, le partage de bonnes pratiques et la recherche de solutions adaptées aux défis rencontrés sur le terrain.
Assemblée Générale : bilan et perspectives du Forum de Paix
En marge de la formation, l’Assemblée Générale du Forum de Paix a permis de faire le point sur ses actions et de fixer des orientations pour l’avenir. M. Justin Matete, Coordonnateur du Forum, a présenté le bilan des activités menées et les défis rencontrés. Il a aussi mis en avant la nécessité de renforcer les capacités des organisations membres et d’améliorer le suivi des projets.
Un engagement fort des participants pour des formations futures
Les participants ont exprimé une grande satisfaction, affirmant leur volonté d’appliquer les connaissances acquises dans leurs activités quotidiennes. Ils ont également plaidé pour que le Forum de Paix multiplie ce type de formation, afin de les rendre encore plus efficaces dans la gestion de leurs projets. Avec une trentaine de participants engagés, cet atelier marque une avancée significative pour la structuration et l’efficacité des initiatives locales, contribuant ainsi à un développement plus durable à Béni et au-delà.
Pour plus d’information suivez en audio Visuel les témoignages
Beni insécurité et le territoire de Beni continuent d’être le théâtre d’une insécurité grandissante, marquée par des attaques meurtrières, des vols à main armée et des incursions nocturnes d’individus armés. Malgré des efforts des autorités et des forces de défense, les populations civiles restent exposées à des violences qui freinent la reprise économique et sociale. Dans son rapport de monitoring annuel d’incidents sécuritaire, le Forum de Paix met en lumière la détérioration du climat sécuritaire, les défis rencontrés et les réponses apportées pour tenter d’endiguer cette crise.
Un contexte sécuritaire toujours préoccupant à Beni insécurité
Depuis octobre 2024, une recrudescence des attaques des Allié Democratic Forces (ADF) a plongé la région de Beni dans un climat de peur et d’instabilité. Après une période d’accalmie, ces nouvelles incursions ont entraîné des déplacements massifs de populations, particulièrement dans les zones rurales où les habitants avaient commencé à regagner leurs champs.
L’un des événements les plus marquants reste le massacre d’une vingtaine des civils en l’espace de deux semaines en décembre 2024. Les attaques ont frappé notamment la ville de Beni, commune rurale de Mangina, commune rurale d’Oicha, le secteur de Beni-Mbau, et le secteur de Ruwenzori provoquant la fuite de nombreux habitants. Les conséquences sont lourdes : destruction de biens, paralysie du commerce local et insécurité alimentaire croissante.
Les routes ne sont pas épargnées : entre octobre et décembre 2024, huit embuscades ont été signalées sur les axes routiers, notamment sur la route Eringeti-Kainama. Lors de ces incidents, 31 victimes ont été recensées, dont 26 personnes tuées.
À ces violences armées s’ajoutent les cambriolages nocturnes en ville, menés par des bandits armés. Cette insécurité urbaine aggrave le sentiment de vulnérabilité de la population, déjà sous pression.
Une réponse militaire et administrative en quête d’efficacité
Face à cette situation, les autorités locales ont annoncé des mesures sévères contre les auteurs de crimes. Le maire de Beni, le Colonel Nyofondo-Té-Kodal, a déclaré que toute personne arrêtée en flagrant délit – qu’elle soit militaire, policière ou civile – sera immédiatement jugée et transférée à la prison de Kangbayi.
Par ailleurs, l’armée congolaise affirme maintenir la pression sur les ADF, soulignant que ces derniers tentent de regagner leurs anciennes positions. Le porte-parole de l’armée à Beni, le Lieutenant-Colonel Mak Azukay, a lancé un appel à la vigilance, assurant que des efforts sont en cours pour contenir la menace.
Cependant, l’efficacité de ces réponses reste limitée face à l’ampleur de la crise. Sur 300 incidents documentés, seulement 99 ont fait l’objet d’une réponse officielle. Cela signifie que 67 % des incidents signalés n’ont pas abouti à une action concrète des autorités, laissant de nombreuses victimes dans l’attente de justice.
Un lourd bilan humain et matériel
L’analyse des données du Forum de Paix révèle l’ampleur des violences à Beni :
1 555 victimes au total, dont 484 morts.
269 civils massacrés, incluant 15 enfants.
47 cas de vols à main armée, causant 156 victimes et 8 morts.
61 attaques d’infrastructures (écoles, hôpitaux, maisons de commerce et d’habitation), faisant 142 victimes. 12 cas de justice populaire, traduisant la méfiance croissante de la population envers les institutions judiciaires
Les principaux responsables identifiés incluent :
Les ADF, impliqués dans 62 incidents.
Les bandits armés, auteurs de 33 attaques.
Certains éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC), accusés de violations des droits humains.
Le tableau des incidents montre que les attaques ciblant les infrastructures médicales, scolaires et économiques représentent 20,33 % des actes de violence, suivies par les vols à main armée (15,66 %) et les assassinats (10,33 %).
Les entraves à la documentation et aux interventions
Le rapport de monitoring annuel des incidents sécuritaires, 2024 du Forum de Paix, met également en lumière les difficultés rencontrées pour recueillir des informations fiables sur le terrain. Les Comités Locaux de Protection (CLP), qui documentent les violations des droits humains, ont été confrontés à plusieurs obstacles :
L’accès restreint aux zones à haut risque, limitant la couverture des incidents. Le manque de ressources financières pour mener des enquêtes approfondies. La peur des représailles de la part des groupes armés ou de certaines forces de sécurité. Ces entraves expliquent pourquoi certaines violations graves n’ont pas pu être vérifiées ni incluses dans le rapport, ce qui suggère que la situation pourrait être encore plus alarmante que les chiffres ne l’indiquent.
Vers une amélioration de la situation de Beni insécurité ?
Si des mesures ont été prises pour contenir l’insécurité à Beni, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir une meilleure protection des civils et un suivi efficace des incidents. Ainsi le Forum de Paix a recommandé :
Au commandant des opérations Sokol 1 :
D’organiser des patrouilles de combat et nocturne en Ville et Territoire de Beni afin de dissuader l’activisme des ADF ;
Contrôler de manière régulière les armes à feu et munitions de guerre en possession des militaires qui habitent dans des quartiers avec les populations.
Au chef d’Etat-major Général des FARDC :
D’affecter des nouvelles unités récemment formées en territoire de Beni, afin de prêter main forte aux unités qui combattent les ADF dans la région ;
D’améliorer les conditions de vie des militaires dans la région de Beni, car ils sont souvent accusés dans des différents cas des violations des droit Humains et vols à mains armées ;
À la force combattante de la Monusco :
De placer des positions militaires(FIB) en profondeur dans le territoire de Beni afin de protéger les populations civiles à risques d’attaques des groupes armés notamment dans le secteur de Beni-Mbau, le groupement Basongora en Secteur de Ruwenzori ainsi que le groupement Malio dans la chefferie des Bashu.
À la population civile :
De s’abstenir à la pratique de justice populaire ;
De continuer à collaborer avec les services de sécurité et les autorités étatiques de base !crédibles.
Le rapport du Forum de Paix met en exergue une situation sécuritaire dégradée à Beni, où les attaques des ADF et les violences urbaines continuent de semer la terreur. Malgré des réponses des autorités, la majorité des incidents restent impunis, fragilisant encore davantage la confiance des populations.
Pour espérer un retour à la stabilité, une approche intégrée et coordonnée entre l’État, les forces de sécurité, la société civile et les partenaires internationaux est essentielle. L’avenir de Beni dépendra de la capacité des acteurs impliqués à mettre en œuvre des solutions durables et adaptées aux réalités du terrain.
Le contexte de Beni reste alarmant, et l’inaction ne ferait qu’aggraver la situation. Il est impératif que les engagements pris par les autorités lors des prises de leurs fonctions, se traduisent en actions concrètes, afin de restaurer un climat de paix et de permettre à la population de retrouver une vie normale. Cliquez dans le lien ci-dessous pour la lecture intégrale du rapport de monitoring annuel des incidents sécuritaires, 2024 du Forum de Paix!!!
Du 22 au 24 janvier 2025, le village de Kyavinyonge, situé dans la région du lac Édouard en province du Nord-Kivu, a vibré au rythme d’un atelier de formation majeur organisé par l’ONG Forum de Paix. Cet événement a rassemblé une large gamme d’acteurs locaux dans le but de renforcer la compréhension et la gestion des lois relatives à la protection de la nature, en particulier celles encadrant la pêche en République Démocratique du Congo. L’atelier a été conçu pour sensibiliser et apporter des solutions concrètes aux tensions qui secouent la communauté de Kyavinyonge, notamment les conflits entre pêcheurs congolais et autorités ougandaises sur le lac partagé.
Un Contexte de Conflit et de Violence
L’un des objectifs primordiaux de cet atelier était de contribuer à la réduction des tensions persistantes sur le lac Édouard. En effet, ces tensions ont souvent mené à des arrestations arbitraires, des violences et des saisies de matériel de pêche (pirogues et équipements) par la marine ougandaise. Les pêcheurs congolais se retrouvent fréquemment au cœur de ces violences, exacerbées par une mauvaise coordination des services chargés de la gestion des ressources lacustres.
Un Cadre Structuré pour la Sensibilisation
La formation a débuté avec une présentation du Forum de Paix, animée par l’Assistant Recherche Papy Kasereka. Il a exposé la mission, la vision et les objectifs de l’ONG, soulignant l’importance de la coopération locale pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion de la paix. L’atelier a été ouvert par le représentant du chef du village de Kyavinyonge, qui a chaleureusement accueilli les participants et les a encouragés à s’impliquer activement dans les discussions.
Retour sur les Résultats d’Enquête
Alphonse Vikongo, enquêteur junior au Forum de Paix, a ensuite présenté les résultats d’une enquête menée à Kyavinyonge en mai 2024. Cette étude avait pour objectif d’identifier les principales causes des arrestations et des exactions subies par les pêcheurs congolais sur le lac Édouard. Selon l’enquête, la mauvaise coordination entre les différents acteurs intervenant dans la gestion du lac est un facteur majeur de ces conflits. Les participants ont alors été invités à réfléchir sur ces problématiques et à proposer des solutions adaptées.
La Résolution Pacifique des Conflits
Papy Kasereka a ensuite abordé la thématique de la résolution pacifique des conflits et de la gestion des sensibilités locales. En groupes, les participants ont discuté des principaux conflits rencontrés à Kyavinyonge, des acteurs impliqués, des causes profondes de ces conflits, ainsi que des solutions possibles pour y remédier. Les travaux de carrefour ont permis de cibler des pistes de médiation adaptées à la réalité locale, mettant l’accent sur la nécessité de créer un climat de confiance entre les différents acteurs du village.
La Question des Violations des Contrats dans la Pêcherie
Maître Constant Kalumendo a ensuite pris la parole pour aborder la question de la violation des contrats dans le domaine de la pêcherie, particulièrement à Kyavinyonge. Les participants ont discuté des raisons profondes de ces violations, des responsables et des solutions envisageables pour rétablir la confiance et le respect des engagements. Cette partie de l’atelier a permis de mettre en lumière les dysfonctionnements dans la gestion des contrats de pêche, soulignant l’importance de rétablir des mécanismes de régulation plus clairs et plus équitables.
Un Suivi Actif pour un Changement Durable
En clôture de l’atelier, Alphonse Vikongo a présenté les activités prévues dans le cadre du projet de trois mois. Ces actions incluent la diffusion de spots radio sur les stations locales, la publication de trois magazines audiovisuels et la mise en place de plaidoyers en faveur d’une meilleure gestion des ressources lacustres. En particulier, un comité local de suivi des activités lacustres a été formé, dont les membres ont été élus lors de la clôture de l’atelier. Ce comité jouera un rôle clé dans la surveillance des activités sur le lac et dans la promotion d’une gestion participative des ressources naturelles.
Une Volonté de Renforcer la Sensibilisation
Bien que la session n’ait pas été spécifiquement dédiée aux recommandations formelles, de nombreux participants ont exprimé le souhait de voir ces ateliers de formation se multiplier. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la compréhension des problématiques locales et de continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions durables aux conflits qui affectent la communauté de Kyavinyonge.
Cet atelier de Kyavinyonge a été une étape importante vers la résolution des tensions locales liées à la gestion du lac Édouard. Il a permis non seulement d’aborder des questions juridiques et de gestion des ressources, mais aussi de promouvoir la paix et la coopération entre les différents acteurs communautaires. La mobilisation et la participation active des habitants témoignent d’une volonté collective de changer les choses et de construire un avenir plus serein pour les pêcheurs et les autres habitants du village. Les actions entreprises dans le cadre de ce projet permettront, espérons-le, de réduire les violences, d’améliorer la gestion des ressources naturelles et de renforcer la paix dans cette région stratégique.
Le Secrétariat Exécutif de la plateforme Forum de Paix a accompagné, ce jeudi 22 novembre 2024, le Parlement d’Enfants Grand-Nord et le Comité des Enfants de Beni dans une mission de plaidoyer auprès de la mairie de la ville de Beni.
Contexte et Objectifs du Plaidoyer
Cette mission visait à présenter au maire de la ville de Beni les difficultés majeures rencontrées par le Parlement d’Enfants Grand Nord et le Comité des Enfants de Beni, conséquences des manifestations violentes de mi-septembre 2024. Ces événements ont entraîné des actes de vandalisme touchant plusieurs structures, dont : Le bâtiment abritant le bureau du Parlement d’Enfants, la Division des Affaires Sociales et le bureau du Genre, Femme, Famille et Enfants, situé dans la concession de la mairie de Beni ; le bureau de la Direction Générale des Migrations (DGM).
Lors de ces troubles, les portes et fenêtres du bureau du Parlement d’Enfants ont été détruites, et tout le matériel (mobilier), équipement informatique, rapports et divers documents ont été incendié. Le bureau de la Division des Affaires Sociales a subi des dommages similaires.
Face à ces pertes, le plaidoyer visait à : informer le maire de la ville de l’ampleur des dégâts subis par ces structures ; solliciter son appui en faveur de la réhabilitation et du fonctionnement du Parlement d’Enfants ; demander au maire de devenir le porte-voix de cette cause auprès des partenaires gouvernementaux et autres acteurs intervenant dans la protection de l’enfance.
Réponse de l’Autorité Locale
Le Commissaire Supérieur Nyofondo Jacob, maire de la ville de Beni, a accueilli la délégation avec courtoisie. Il a promis d’examiner avec attention la situation afin d’envisager les actions nécessaires pour répondre à cette crise.
Un Acteur Clé dans la Protection des Droits des Enfants
Rappelons que le Parlement d’Enfants Grand-Nord-Kivu est une organisation membre du Forum de Paix, un réseau regroupant seize structures engagées dans la promotion de la paix et le développement integral et durable.
Engagement et Perspectives
La mission de plaidoyer menée par le Parlement d’Enfants Grand-Nord, appuyée par le Forum de Paix, témoigne de l’importance de fédérer les efforts pour garantir la protection des enfants et la pérennité des initiatives locales en faveur de leurs droits. L’implication des autorités et des partenaires reste essentielle pour relever ces défis et restaurer les structures affectées. Le Forum de Paix réitère son engagement à accompagner ses organisations membres dans leurs efforts pour une société plus juste et sécurisée pour les enfants, les jeunes et les femmes.