La chefferie des Watalinga fait face à des conflits communautaires récurrents. Ces tensions fragilisent la cohésion sociale et la stabilité locale. Face à cette réalité, les structures locales de paix jouent un rôle central. Le renforcement de leurs capacités apparaît comme une réponse stratégique.
Des ateliers de formation initiés par le Forum de Paix
Du mardi 06 au samedi 10 janvier 2026, le Forum de Paix a organisé une série d’ateliers de formation. Ces activités s’inscrivent dans le projet de renforcement des structures locales de paix. Elles visent aussi la promotion de la cohésion sociale. Les bénéficiaires directs étaient les membres des CePDG et du CLPD. Pour eux, « cette formation arrive au bon moment, car nos communautés en ont réellement besoin ».
Une participation issue des trois groupements de Watalinga
Les ateliers ont réuni 18 participants provenant des trois groupements de la chefferie. Des membres des Comités Locaux de Paix et de Développement ont également pris part aux travaux. Cette représentativité a favorisé des échanges inclusifs. Les participants ont partagé leurs expériences locales. L’un d’eux a affirmé : « nous avons enfin un cadre où chacun peut exprimer les réalités de son groupement ». Cette diversité a renforcé la qualité des discussions.
Renforcer les capacités en prévention et gestion des conflits
L’objectif principal des ateliers était le renforcement des capacités locales. Les participants ont été formés à la prévention, à la gestion et à la transformation pacifique des conflits. L’approche pratique a été privilégiée. Selon un participant, « nous avons appris comment intervenir sans aggraver les tensions ». Ces compétences permettent d’anticiper les crises et de promouvoir des solutions durables au niveau communautaire.
Des thématiques clés pour une paix durable
Pendant cinq jours, plusieurs thématiques essentielles ont été abordées. Il s’agit notamment de la gestion et transformation des conflits communautaires. Les participants ont aussi été formés à la sensibilité aux conflits et à l’approche Do No Harm. La documentation des conflits et des incidents sécuritaires a été largement discutée. A ce sujet, un participant a déclaré : « documenter les incidents nous aide à mieux comprendre leurs causes ».
La bonne gouvernance locale et la cohésion sociale
Les formations ont également porté sur la bonne gouvernance locale. Les rôles des CePDG et du CLPD ont été clarifiés. L’objectif était de renforcer la transparence et la redevabilité. Les participants estiment que « sans bonne gouvernance, la paix reste fragile ». La cohésion sociale a été présentée comme un pilier fondamental. Les échanges ont mis en évidence l’importance du dialogue communautaire.
Le genre et la participation inclusive dans les mécanismes de paix
Une attention particulière a été accordée au genre et à l’inclusion. Les participants ont analysé la place des femmes et des jeunes dans les mécanismes de paix. L’un d’eux a souligné que « exclure les femmes, c’est se priver d’actrices clés de la paix ». Cette approche inclusive vise à renforcer l’efficacité des actions locales. Elle favorise aussi une paix équitable et durable.
Des messages forts des intervenants
Les ateliers ont été animés par des intervenants expérimentés, dont Maître David Muwaze. Il a encouragé les participants à appliquer les connaissances acquises. Selon lui, « la paix commence par des actions concrètes au niveau local ». Les participants ont salué la qualité des interventions. Ils affirment que « les formateurs ont su relier la théorie à notre réalité quotidienne ».
Un engagement clair pour la restitution communautaire
A l’issue des ateliers, les participants ont exprimé leur satisfaction. Ils se sont engagés à restituer les acquis dans leurs groupements respectifs. « Nous allons partager ces connaissances avec nos communautés », ont-ils affirmé. Ils se disent désormais mieux outillés pour résoudre les conflits pacifiquement. Cette dynamique locale renforce la coexistence pacifique et la stabilité à Watalinga.
Une contribution significative à la cohésion sociale à Watalinga
De ces formations, le Forum de Paix consolide les bases d’une paix durable. Le renforcement des structures locales favorise la résilience communautaire. Les acteurs formés deviennent des agents de changement. La cohésion sociale se construit par des actions concertées et inclusives. Watalinga dispose désormais de ressources humaines mieux préparées. Ces efforts ouvrent la voie à une stabilité renforcée dans la chefferie.
La ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, a accueilli le mardi 30 décembre 2025 un atelier majeur. Cet événement portait sur la dissémination et la validation des résultats d’une étude quantitative et qualitative menée en 2025. L’étude analyse la perception de la sécurité, la confiance et la collaboration entre les acteurs de prévention des conflits et de protection des civils.
Un contexte sécuritaire fragile à l’Est de la RDC
Organisée dans un contexte sécuritaire fragile à l’Est de la RDC, la rencontre répondait à un besoin urgent. Elle visait à renforcer la compréhension collective des dynamiques locales de sécurité. L’objectif était clair : favoriser des réponses concertées, inclusives et durables pour la paix à Beni.
Une participation inclusive et représentative
L’atelier a réuni les autorités locales, la société civile et diverses couches de la population. Cette diversité témoigne d’une réelle volonté de dialogue communautaire. Elle confirme aussi une co-responsabilité partagée dans la recherche de solutions pacifiques.
Des recommandations pour restaurer la confiance
Plusieurs recommandations constructives ont été formulées par les participants. Ces recommandations visent à enrichir le rapport final et à soutenir la paix durable à Beni. Parmi les priorités figurent la collaboration permanente autorités-population et la création de défenseurs locaux de paix. Ces propositions répondent à la crise de confiance persistante entre civils, autorités locales de base et autorités politico-administratives.
La voix des participants au cœur du processus
Un participant a exprimé clairement les attentes communautaires lors des échanges. Selon Jimmy Kighoma : « Il y a beaucoup de choses à faire. Vous ne discutez pas avec nous. Vous pensez que vous êtes des experts. Vous pouvez être autorité militaire, mais moi j’enseigne. Je connais beaucoup aussi que je peux apporter à côté de vous. Donc, cette recommandation de défenseurs locaux est très importante. » Cette intervention illustre l’importance de valoriser les savoirs locaux dans la gouvernance sécuritaire.
Une appréciation collective positive
L’initiative a été vivement saluée par plus de cinquante participants. Ils ont exprimé leur reconnaissance envers le Forum de Paix pour cette démarche inclusive. Les participants ont aussi appelé à une appropriation collective des recommandations.
Un appel à l’engagement des autorités
Au nom des participants, Bernard Kapitula a lancé un message fort : « Notre appréciation est bonne, vu le thème même de l’atelier. Nous recommandons à tous les participants de faire une large diffusion de ces résultats de recherche et de se les approprier afin de les améliorer davantage. Les autorités doivent comprendre qu’elles travaillent au nom de la population. Elles doivent collaborer davantage avec la population et partager sur la question de la paix. » Cet appel renforce la nécessité d’une gouvernance participative.
Le Forum de Paix, un acteur engagé au Nord-Kivu
Cet atelier a été organisé par le Forum de Paix, une organisation non gouvernementale qui mène ses activités en République démocratique du Congo. Cette ONG œuvre pour la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement durable, particulièrement dans les zones affectées par les conflits à l’Est de ce pays. Suivez la vidéo afférente à cette activité en cliquant sur le lien ci-joint: https://youtu.be/U2J5EdkJ6eM
Dans sa planification annuelle 2025, le Forum de Paix a aussi misé sur l’engagement des Comités Locaux de Protection (CLP). Ces structures communautaires disposent d’une expérience solide acquise à travers plusieurs formations. Leur implication est d’importance capital dans la prévention des conflits et la protection des civils à Beni. C’est dans ce cadre qu’une séance évaluative annuelle a été organisée du 18 au 19 décembre 2025 à Beni. Cette évaluation visait à analyser les actions réalisées. Elle avait aussi pour objectif d’identifier les défis persistants. Les résultats vont guider les prochaines planifications stratégiques. Le processus s’inscrit dans une logique d’amélioration continue des actions communautaires.
Des histoires de succès issues du terrain communautaire
Dès le premier jour, plusieurs participants ont partagé leurs histoires de succès. Ces témoignages ont illustré l’impact réel des CLP sur le terrain. Ils ont aussi mis en lumière les limites liées au contexte sécuritaire. Esdras Mathe, membre du CLP Mbau, a présenté une action marquante. « Au début 2025, les attaques des ADF ont provoqué un afflux massif de déplacés internes. Les zones de Mangina et Oicha Centre ont été particulièrement touchées. Face à cette urgence, le CLP Mbau a mené un plaidoyer humanitaire structuré. » Ce plaidoyer a abouti à une réaction de la coordination humanitaire. « Une enquête de terrain a été diligentée par OXFAM et COOPI. Les membres du CLP ont participé activement à la collecte des données. L’assistance humanitaire a ensuite été apportée aux déplacés identifiés» précise la même source.
Toutefois, un défi majeur persiste. La non-cessation des hostilités des ADF continue de générer de nouveaux déplacements. Cette situation limite la durabilité des efforts humanitaires.
A la même séance, Tchetche Aliamini du CLP Mabalako a partagé une autre expérience. « Au début de la même 2025, le groupement Baswagha Madiwe faisait face à une crise de confiance. Les relations entre la population et les autorités militaires étaient tendues. » Le CLP Mabalako a initié un plaidoyer auprès du SECAS. « Ce service joue un rôle clé dans le rapprochement civilo-militaire. Le SECAS est intervenu rapidement sur le terrain. Il a formé les leaders communautaires sur les relations civils-militaires. » Cette intervention a contribué à l’apaisement du climat. Le vivre-ensemble communautaire s’est progressivement installé. Cependant, des risques demeurent. Le banditisme et les vols à mains armées menacent les acquis obtenus.
Une évaluation jugée essentielle par les participants
Pour plusieurs participants, cette évaluation était capitale. Les échanges ont suscité de nouvelles inspirations opérationnelles. Ils ont aussi permis de renforcer les compétences techniques des CLP. Nicaise Kasereka du CLP Mangina a salué les acquis. « J’ai mieux compris l’utilisation de KoboCollect. La gestion des Activités Génératrices de Revenus (AGR) a été aussi bien clarifiée. Ces apprentissages amélioreront la performance des actions de terrain», poursuit-il. Cédric Isohera du CLP Maboya a partagé un changement de perception. « Je pensais que les CLP avaient un pouvoir limité en matière de plaidoyer. L’atelier m’a démontré le contraire. » Cette clarification renforce la confiance des comités dans leurs démarches.
Le regard stratégique du Forum de Paix
Pour le Forum de Paix, cette activité était indispensable. Elle a permis d’évaluer la santé organisationnelle des CLP. Les priorités communautaires ont été définies de manière concertée. Olivier Syasemba, officier de protection du Forum de Paix, l’a souligné. L’évaluation a permis de collecter les réalisations annuelles des CLP. Elle a aussi identifié les défis majeurs rencontrés. Des stratégies concertées ont été définies pour l’avenir. L’atelier a également évalué l’outil KoboCollect. Introduit depuis six mois, il améliore la collecte des incidents sécuritaires. Les participants ont recommandé un formulaire dédié aux rapports mensuels. Ils ont aussi exprimé le besoin de formations complémentaires en reporting communautaire.
Vers une nouvelle dynamique communautaire
Cet atelier a marqué la fin de la planification 2025. Il ouvre aussi des perspectives pour l’année suivante. Les participants sont repartis avec un nouveau bagage opérationnel. Ces acquis renforceront les actions de plaidoyer, de sensibilisation et de mobilisation communautaire. Le Forum de Paix confirme ainsi son engagement pour une protection communautaire durable à Beni.
La tolérance demeure une valeur essentielle pour apaiser la société et prévenir l’escalade des conflits. A Beni, dans la partie Est de la R.D Congo, le Forum de Paix rappelle que la tolérance exige éducation, réciprocité et responsabilité, sans jamais justifier les antivaleurs. Cette organisation qui intervient dans la consolidation de la paix, appelle la population à analyser toujours avant d’agir et à renforcer cette vertu indispensable à la paix, à l’occasion de la journée internationale de la tolérance pour l’année 2025.
La tolérance, un socle indispensable pour une société apaisée
La tolérance est le socle d’une société calme et résiliente. Elle aide les citoyens à gérer les différends sans violence. A Beni, cette vertu reste un besoin urgent et permanent. Les tensions récurrentes montrent que les habitants doivent renforcer cette valeur. Chaque communauté gagne lorsque ses membres construisent des relations respectueuses. La tolérance encourage l’écoute mutuelle et réduit les risques de conflits. Elle est une force sociale qui renforce la cohésion dans une région fragile. La paix durable reste impossible sans la tolérance au cœur des interactions quotidiennes.
Comprendre la tolérance comme un choix volontaire et responsable
La tolérance n’est jamais un automatisme. C’est un choix volontaire et réfléchi. Elle exige une maîtrise de soi dans les situations difficiles. La tolérance, c’est accepter parfois de renoncer à certains droits pour un intérêt supérieur. Ce renoncement n’est pas une faiblesse. C’est une marque de maturité sociale. Le contraire de la tolérance conduit à l’escalade et aux divisions. A Beni, chaque geste d’intolérance fragilise encore la paix. Choisir la tolérance demande un effort constant et partagé. C’est un engagement collectif qui apporte des bénéfices concrets.
La tolérance n’est pas la complaisance face aux antivaleurs
La tolérance ne signifie jamais tolérer l’injustice. Elle ne protège pas les comportements contraires à l’éthique. Maître Justin Matete, coordonnateur du Forum de Paix rappelle que « la tolérance ne doit pas devenir une excuse pour laisser croître les antivaleurs. La tolérance vise la paix, mais elle ne renonce pas à la justice. Elle encourage un comportement responsable et conscient. » A Beni, cette nuance demeure essentielle. La communauté doit comprendre que la tolérance protège la cohésion, mais jamais la criminalité. Elle crée un climat où les problèmes se règlent sans violence.
Une pratique qui exige la réciprocité et la bonne foi mutuelle
La tolérance ne fonctionne pas seule. Elle exige une réciprocité sincère entre les citoyens. Selon Maître Justin Matete, « on ne pratique pas la tolérance par magie. Elle requiert un engagement mutuel et équitable. Si une partie refuse la tolérance, l’équilibre social se brise. Dans une région comme Beni, la tolérance doit devenir un contrat moral collectif. » Les citoyens doivent s’engager à mieux dialoguer. Ce dialogue évite les malentendus qui amplifient les tensions. La tolérance devient alors un instrument puissant de prévention des conflits.
Le rôle de l’éducation dans le renforcement de la tolérance
L’éducation est un outil essentiel pour développer la tolérance. Elle forme les esprits à la patience et au respect d’autrui. Pour Maître Justin Matete, « l’éducation familiale joue un rôle fondamental. Les parents doivent transmettre les valeurs morales à leurs enfants. Ils doivent éviter de confier entièrement cette mission à la télévision, à la radio ou à la rue. Une éducation solide crée des citoyens responsables. Ces citoyens défendent la paix dans leurs communautés. »
Analyser avant d’agir, est une clé pour la paix à Beni
Dans un contexte socio-sécuritaire volatil, agir sans réfléchir peut coûter cher. Maître Matete « invite les habitants à analyser les situations avant toute réaction. Cette attitude permet d’éviter les décisions impulsives. Elle aide aussi à comprendre les responsabilités des dirigeants. Lorsque les citoyens analysent, ils développent un esprit critique utile. Cet esprit critique devient un outil pour encourager une meilleure gouvernance. » En région de Beni, analyser avant d’agir réduira les tensions. Cela protègera la communauté contre les réactions dangereuses ou hâtives.
La tolérance comme base d’une paix durable dans un contexte fragile
La tolérance est un investissement pour la paix durable. Elle réduit les frustrations et les incompréhensions. Elle améliore le vivre-ensemble dans un environnement difficile. A Beni, la tolérance peut freiner l’escalade des conflits. Elle favorise un climat de confiance entre les habitants. Cette confiance renforce les initiatives locales de paix. Les organisations communautaires encouragent cette dynamique. La tolérance devient alors un fondement de la reconstruction sociale.
La Journée internationale de la tolérance enracinée dans l’histoire
« La Journée internationale de la tolérance est célébrée chaque 16 novembre. Elle a été instaurée par l’UNESCO en 1995. La jounée vise à rappeler l’importance du respect mutuel dans les sociétés modernes. Elle appelle les peuples à rejeter l’extrémisme et la discrimination. Cette journée s’inspire des leçons tirées de l’histoire mondiale. Elle rappelle que l’intolérance a souvent conduit à des tragédies. Elle souligne l’urgence de promouvoir l’éducation à la paix. » Indique le site https://www.unesco.org visité le 19 novembre 2025 à 12h45’. A Beni, cette journée rappelle l’importance d’incarner la tolérance. Elle rappelle aussi que la paix commence par des gestes simples et quotidiens.
Dans la vallée de Lyambo, au quartier Kalemire, dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), une tragédie silencieuse se joue depuis plus de trois ans. Ce n’est ni une guerre ni une épidémie, mais une catastrophe environnementale qui, à petit feu, détruit maisons, espoirs et vies. Alors que 61 parcelles ont déjà été englouties par un glissement de terrain mal compris et mal géré, les cris d’alerte des habitants restent sans réponse. Ignorée des autorités et négligée par les partenaires humanitaires, l’érosion à Kalemire révèle une double vulnérabilité : environnementale et institutionnelle.
Une érosion lente… mais un effondrement brutal
Tout a commencé par ce qui semblait n’être qu’un léger ruissellement du ruisseau Kavisire. Mais ce filet d’eau a fini par creuser la colline, provoquant une érosion d’ampleur dramatique. Kahindo Visiri Isaac, chef du quartier Kalemire, décrit avec amertume : « Ce lotissement date de 1984. Personne ne s’attendait à voir la colline s’effondrer comme ça. Des maisons entières ont disparu. »
D’après lui, 61 parcelles sont déjà perdues sur près de quatre hectares. Un notable agronome, dont la maison a été détruite, est décédé peu après « de chagrin », selon ses proches. La plupart des victimes sont devenues forcement des locataires sans ressources pour se taper de nouveau d’autres propriétés foncières. Aucun avertissement officiel, aucune interdiction de construire n’a jamais été émise pour cette zone devenue meurtrière.
Une crise que personne ne veut nommer
Trois ans après les premiers signes, aucune autorité municipale, provinciale ou nationale ne s’est déplacée sur les lieux pour une évaluation ou une prise de décision. « Aucune mission, aucune assistance, même pas un mot d’encouragement aux survivants de cette érosion », déplore le chef de quartier.
Pourtant, les sinistrés viennent régulièrement aux bureaux administratifs, demandant : « Que faisons-nous maintenant ? » Face à leur désespoir, seules des réponses vagues sont données. Pendant ce temps, d’autres groupes vulnérables, notamment : « les déplacés des conflits armés » reçoivent des aides ciblées, accentuant un sentiment d’injustice chez les sinistrés de Kalemire. « Nous compatissons à la souffrance des déplacés, mais nous aussi nous vivons un drame ! », ajoute Kahindo Visiri Isaac. La situation révèle une profonde lacune dans la prise en charge des catastrophes naturelles et une violation manifeste du droit à l’assistance et au logement.
Un combat communautaire sans moyens
Face à l’inaction des autorités, la population tente tant bien que mal de réagir. Des arbres antiérosifs, des bambous et d’autres espèces végétales ont été plantés pour ralentir la dégradation. Mais sans appui technique ni matériel, ces efforts restent dérisoires. « Là où nous sommes, il y avait des maisons. Aujourd’hui, il n’y a plus rien », témoigne, résigné, le chef du quartier.
Contacté à ce sujet, César Mathumo, responsable de la Protection civile à Butembo, apporte une autre lecture de la situation : « Ce n’est pas une simple érosion. Il s’agit d’un glissement de terrain qui a commencé en 2018 avec des fissures profondes. »
Il affirme que des descentes sur le terrain ont été réalisées, et que des rapports ont été transmis à la hiérarchie municipale. Toutefois, selon lui, les partenaires humanitaires s’intéressent peu aux risques naturels. Il insiste sur la nécessité d’une étude hydrogéologique complète pour identifier les causes et déterminer les solutions viables. « L’important aujourd’hui, c’est d’identifier les causes et de mettre en œuvre des activités de réduction des risques », conclut-il.
Sauver Kalemire, c’est prévenir d’autres drames
Aujourd’hui, les habitants de Kalemire lancent un appel à tous les niveaux : députés provinciaux, autorités nationales, ONG spécialisées, agences humanitaires, et universitaires. Car au-delà de leur quartier, c’est toute une ville et même une province qui peuvent être touchées par des phénomènes similaires.
Poursuivant, César Mathumo, confirme que Kalemire n’est pas un cas isolé : « Plus de 15 sites à risque existent à Butembo. Il faut une stratégie de stabilisation des sols à l’échelle urbaine. » Le cas de Kalemire est donc un signal d’alarme. Il appelle à des actions concrètes :Une étude géotechnique approfondie ;Un plan de relogement d’urgence pour les victimes ;Des campagnes de sensibilisation ;Et une stratégie de réduction des risques durables.
Sans une volonté politique claire, ces familles resteront abandonnées, et d’autres tragédies suivront. Kalemire ne doit pas devenir un nouveau symbole de l’oubli et de l’indifférence.
Redonner espoir avant qu’il ne soit trop tard
Ce qui se passe à Kalemire n’est ni une fatalité ni une surprise. C’est la conséquence directe d’un manque de prévention, de coordination et de considération pour les populations vulnérables face aux risques naturels. Le quartier Kalemire est aujourd’hui un cratère béant non seulement dans le sol, mais aussi dans la conscience collective. Si les autorités, les scientifiques et les humanitaires n’agissent pas maintenant, d’autres collines s’effondreront, d’autres familles dormiront dehors, et d’autres citoyens mourront en silence.
La région d’Isale-Bulambo, dans la chefferie des Bashu (territoire de Beni, Nord-Kivu), subit une forte pression sécuritaire. Cette pression découle de la présence simultanée des FARDC, de la Police nationale congolaise (PNC) et des groupes Wazalendo. Elle inclut aussi plusieurs groupes de pression et structures communautaires.La création d’un cadre de concertation civilo-militaire est intervenue à l’issue d’un dialogue de paix pour une cohabitation pacifique.
Une réponse au climat de méfiance sécuritaire à Isale-Bulambo
L’absence de coordination claire entre ces acteurs crée des tensions, des incidents et des abus graves.
Ces dysfonctionnements entraînent le chevauchement des rôles, des arrestations abusives et parfois le recrutement d’enfants soldats.
C’est dans ce climat fragile que le Comité Local de Protection (CLP) de Bulambo, avec le Forum de Paix, a organisé un dialogue communautaire le 3 octobre 2025.
La rencontre, tenue à la salle polyvalente La Récréation d’Isale-Bulambo, visait à restaurer la confiance entre civils et forces de sécurité.
L’objectif principal était de clarifier les rôles de chaque acteur et d’instaurer un cadre de concertation permanent pour une cohabitation pacifique.
Un cadre inclusif de dialogue pour clarifier les rôles et bâtir la confiance
Sous la modération du Forum de Paix, la rencontre a réuni 30 participants représentant tous les secteurs.
Les FARDC et la PNC étaient, les Wazalendo, les groupes de pression, la société civile.
Les autorités coutumières, les jeunes et les femmes ont aussi pris part aux échanges.
Le notable de Kivuno a ouvert la séance, représentant le chef de groupement.
Maître Serge Kavula du Forum de Paix a ensuite présenté le contexte sécuritaire.
Les participants ont validé le diagnostic et travaillé en petits groupes de réflexion.
Les discussions ont brisé les silos entre forces de sécurité et population.
Un langage commun s’est établi, fondé sur le respect mutuel et la volonté de paix.
Prises de parole des forces en présence : rôles, défis et perspectives pour la cohabitation pacifique
Chaque acteur a exposé ses missions, défis et propositions pour une cohabitation apaisée.
Le commandant de la Police de Bulambo, Muhindo Kamabu Alexis, a rappelé son rôle de maintien de l’ordre.
Il a évoqué le manque de dénonciation, l’ingérence des autorités locales et le déficit logistique.
Il recommande une sensibilisation accrue et une collaboration renforcée avec la population.
Les FARDC ont réaffirmé leur mission : protéger la population et l’intégrité du territoire.
Elles dénoncent la circulation d’armes illicites et demandent la clarification de leurs rapports avec les Wazalendo.
Ces derniers, représentés par Kambale Ngendo, revendiquent leur rôle patriotique et dénoncent leur instrumentalisation politique.
Ils réclament une reconnaissance officielle et un appui de l’État.
L’ANR a rappelé son rôle d’écoute et de prévention des menaces.
Elle regrette le manque de collaboration de la population et demande des moyens logistiques adéquats.
Recommandations concrètes et création d’un cadre de concertation civilo-militaire
Les travaux de groupe ont produit plusieurs recommandations clés.
Chaque service de sécurité doit s’autoévaluer pour renforcer la paix.
Les interventions doivent suivre une approche collective et consultative.
La société civile doit servir de pont entre la population et les Wazalendo.
Les abus doivent être dénoncés légalement, sans recours à la justice populaire.
Le point culminant fut la création du cadre de concertation civilo-militaire d’Isale-Bulambo.
Ce cadre regroupe le Comité Local de Pprotection, la Croix-Rouge locale, la Cellule de paix et développement et les jeunes.
M. Kakule Ndaliko Syahombire a été élu président de cette structure de coordination.
Elle aura pour mission de maintenir le dialogue, prévenir les tensions et coordonner les réponses locales.
Cette initiative locale marque un pas vers une paix durable à Beni.
Elle démontre que la stabilité peut venir des communautés, quand elles dialoguent et coopèrent.
Une activité importante s’est tenue à Beni pour défendre les droits des enfants, le mardi 22 juillet 2025.Organisée par le Parlement et Comité d’enfants avec l’appui du Forum de Paix, cette matinée de plaidoyer a mobilisé plusieurs acteurs. Elle entre dans le cadre de la stratégie de responsabilisation communautaire portée par le Forum de Paix.
Plaidoyer en faveur des enfants quémandeurs
L’objectif principal de cette matinée de plaidoyer était de dénoncer les violations des droits des enfants vivant dans les rues. L’accent a été mis sur les enfants quémandeurs souvent privés d’éducation, de soins et de dignité. Les participants ont plaidé pour une prise en charge plus humaine et durable. La salle Vihum a accueilli cette matinée dès 10 heures, en présence de plusieurs autorités locales.
La présentation juridique a été assurée par Mme Ruth Sabuni, responsable de la division genre, famille et enfants ad interim au Nord-Kivu. Elle a cité des articles de la Constitution congolaise et de la loi n°09/001 sur la protection de l’enfant. Ces textes confirment que l’État a le devoir de protéger chaque enfant en situation difficile. Les acteurs de la protection de l’enfance ont été appelés à jouer pleinement leur rôle.
Témoignages poignants et constats alarmants
Dans cette matinée de plaidoyer, l’Honorable Thérèse, venue de Kisangani, a partagé son témoignage sur les enfants de Beni. « Elle a évoqué des cas d’enfants livrés à eux-mêmes dans les rues, sans soutien ni sécurité. Elle a alerté sur les risques accrus de violences, d’exploitation et de maladie auxquels ils font face ». Ce constat a renforcé la nécessité d’actions immédiates.
Deux membres du Parlement d’enfants ont pris la parole, dont Georges Ngumayiri. Ils ont exposé une note de plaidoyer contenant des propositions concrètes. Cette note a été remise aux autorités locales pour un suivi efficace. Les enfants demandent un engagement ferme des décideurs.
Quatre groupes de travail ont été formés pour identifier les causes du phénomène. Les participants ont partagé des propositions de solutions, comme le recensement des enfants quémandeurs. Ils ont aussi proposé de mieux comprendre pourquoi ces enfants quittent leurs foyers. Chaque groupe a présenté ses résultats à l’assemblée, preuve d’une mobilisation réelle.
Propositions des enfants pour changer la situation
Les enfants ont suggéré de créer une commission d’enquête spécifique. Cette commission devrait identifier ces enfants, leurs localisations et les causes de leur situation. Ils ont insisté sur l’importance de ne pas encourager la mendicité en donnant de l’argent dans la rue. Ils appellent à une collaboration entre familles, communautés et autorités.
Les participants ont propose au gouvernement de créer des centres d’encadrement pour enfants déplacés ou vulnérables. Ils ont recommandé aussi de renforcer les politiques de réintégration scolaire et sociale. Une approche communautaire est préconisée pour une meilleure prise en charge.
Cette matinée de plaidoyer: Une initiative soutenue par le Forum de Paix
Le Forum de Paix commence à soutenir activement ce type initiatives à Beni et environs. Cela s’inscrit dans sa stratégie de responsabilisation communautaire adoptée en 2025. Ce soutien marque un tournant dans l’engagement local pour la protection de l’enfance.
L’activité s’est clôturée par des discours de prise de conscience et l’hymne national. Le président du Parlement d’enfants a encouragé la continuité de ce type d’engagement. Les cinquante participants ont quitté la salle à 13h50, conscients de la responsabilité partagée.
À Beni, au Nord-Kivu, les grandes vacances scolaires exposent de nombreux enfants à des risques alarmants. Le Parlement d’enfants Grand-Nord et l’ANAPECO sonnent l’alerte. Les acteurs éducatifs appellent à une implication accrue des familles et de la communauté.
Les vacances, une période à risque
Pour l’honorable Georges Ngumayiri, « chaque année, plusieurs élèves, surtout des filles, ne reprennent plus l’école après les vacances ». En cause : grossesses précoces, exploitation, oisiveté et pauvreté. « Certaines filles finissent dans des maisons de tolérance », déplore-t-il. Les garçons ne sont pas épargnés. « Beaucoup dérivent vers l’oisiveté ou des activités nuisibles ».
La loi et la Constitution protègent les enfants
La Constitution congolaise, à son article 41, stipule que « tout enfant, sans discrimination, a droit à la protection de sa famille, de la société et des pouvoirs publics ». Elle reconnaît leur droit à un encadrement permanent, même hors des écoles.
La Loi portant protection de l’enfant (2009) renforce cela. L’article 13 stipule que «Tout enfant a droit à la vie. Le père et la mère ou l’un des deux ou la personne exerçant l’autorité parentale, ainsi que l’Etat, ont l’obligation d’assurer sa survie, son éducation, sa protection et son épanouissement. Le père ou la mère ou l’un d’eux ainsi que celui qui exerce l’autorité parentale ont le devoir d’élever leur enfant ». L’article 26 impose à la communauté de « l’enfant a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les parents et, le cas échéant, la personne exerçant l’autorité parentale fournissent à l’enfant des orientations dans l’exercice de ce droit d’une manière compatible avec l’évolution de ses capacités et de son intérêt ».
Responsabiliser les parents et familles
Georges invite les familles à « accompagner activement les enfants pendant les vacances ». Il recommande des activités comme « la couture, le jardinage, la cuisine ou le petit commerce ». Ces occupations développent les compétences et renforcent la responsabilité. Elles évitent l’oisiveté, source de dérives. Il ajoute : « éduquer, ce n’est pas donner des ordres, c’est construire ensemble ».
Favoriser les centres d’apprentissage
Il propose l’inscription des enfants dans des centres éducatifs. L’apprentissage de l’anglais, de l’informatique ou des jeux pédagogiques est bénéfique. « Ces activités entretiennent l’esprit de l’enfant et révèlent ses talents cachés », précise-t-il. La communication au sein des familles est aussi importante. « Les enfants doivent être écoutés. Ils ont des rêves, des besoins ».
L’ANAPECO appelle à la vigilance
Monsieur Roger Kasereka Muthanava, président de l’ANAPECO, s’inquiète du décrochage scolaire. « Les vacances sont parfois la porte d’entrée à la déscolarisation ».
Il appelle à « anticiper dès le début des vacances ». Il encourage les familles à « planifier les journées des enfants avec des activités éducatives ».
Le contexte sécuritaire exige plus d’attention
La situation à Beni reste tendue. L’abandon des enfants les rend vulnérables. Ils risquent d’être enrôlés dans des groupes armés ou exposés à des trafics. « L’éducation est un rempart contre la manipulation et la violence », souligne le Parlement d’enfants. L’encadrement pendant les vacances devient un acte de paix.
Un devoir collectif et urgent
Les chefs de base, enseignants, animateurs sociaux et leaders religieux doivent s’impliquer. Toute la communauté est concernée. « La société doit se considérer comme une famille responsable », rappelle Georges Ngumayiri. Garantir le droit à l’éducation, même pendant les vacances, est essentiel pour construire une génération solide.
La ville de Beni a accueilli un atelier marquant du 06 au 09 mai 2025. Seize Comités Locaux de Protection (CLP) et un point focal à Lubero, ont participé à cette session organisée par le Forum de Paix pour le renforcement des capacités locales. MaîtreJustin Matete, coordonnateur du Forum, a appelé à un engagement actif des participants. Il a souligné que les CLP auront bientôt la responsabilité de gérer leurs propres Activités Génératrices de Revenus (AGR). Des téléphones neufs ont remis aux participants pour améliorer le système d’alerte communautaire.
Comprendre les conflits, étape indispensable pour renforcement des capacités pour la paix
La deuxième journée a permis d’explorer les causes profondes des conflits communautaires. Monsieur Urbain Nabirabo, directeur de programme, du Centre Résolution Conflits (CRC), a animé les discussions. Il a montré comment une mauvaise identification d’un problème peut elle-même générer de nouveaux conflits. Monsieur Katho Mudhaki, chef d’antenne du CRC en Beni, a ajouté : « La différence entre les hommes est souvent la source principale des conflits ». Les participants ont travaillé sur une étude de cas pour identifier les acteurs d’un conflit et proposer des pistes de solution. Nicole Kwabo, du CLP du Oicha, a partagé : « J’ai compris que bien écouter chaque partie est crucial avant de proposer une solution. Je me sens désormais plus utile dans ma communauté. »
Gérer des AGR pour l’autonomie locale
La troisième journée a porté sur la gestion des AGR. Papy Kasereka, du Forum de Paix, a introduit les principes de base de l’entrepreneuriat communautaire. Dominique, du CLP Eringeti, a affirmé : « Je comprends mieux comment choisir une activité viable et comment la gérer. » Par axes géographiques, les participants ont identifié des AGR adaptées à leur contexte : élevage, transformation de produits, téléphonie ou commerce local. Transparence, planification et gestion documentaire ont été soulignées comme conditions de réussite.
Témoignages de transformation
Tout au long de la formation, des témoignages de changement ont émergé. Kahindo Michelline (CLP Kyondo) a confié : « Cette formation nous donne une vraie boussole. Il ne reste qu’à passer à l’action. » Gabriel Poipo a salué la clarté du chapitre de la gestion d’une AGR : « Les exemples concrets m’ont beaucoup aidé. » Sylvie, du service Suivi et Évaluation, a insisté sur l’importance de planifier rigoureusement et de maîtriser des outils comme KoboCollect. Les CLP de Mabalako et Mbau ont également partagé leurs progrès en mobilisation communautaire et la participation aux réunions de sécurité organisées par les autorités locales.
Une clôture porteuse de perspectives
Enfin, la dernière journée a été consacrée à la collecte et la conservation des données. L’outil KoboCollect a été présenté comme solution clé. Le projet Local First a aussi été introduit, soulignant l’importance des initiatives communautaires dans la consolidation de la paix. En clôture, Maître Justin Matete a encouragé les participants à mettre en pratique les compétences acquises : « Ce que vous avez appris ici doit vivre dans vos localités. » Les CLP repartent mieux outillés, plus confiants et conscients de leur rôle dans la pacification de leurs milieux.
Du 22 au 25 avril 2025, sept agents du Forum de Paix ont suivi une formation stratégique pour le renforcement des compétences. Elle portait sur la collecte des données en utilisant https://kf.kobotoolbox.org/. À travers cet apprentissage, le Forum de Paix initie une transition vers des méthodes plus structurées. L’objectif est de rendre les actions plus efficaces, surtout dans une zone aussi instable que Beni.
Dans les zones touchées par les conflits, des données fiables sont indispensables pour intervenir efficacement. Jusqu’à récemment, les équipes utilisaient encore des formulaires papier, lents et sujets aux erreurs. « Les supervisions étaient longues, les rapports souvent incohérents », déclare Sylvie Mwiru, responsable du suivi-évaluation au Forum de Paix. c’est pourquoi L’adoption d’un outil numérique permettra désormais le Renforcement des compétences : le Forum de Paix mise sur KoboToolbox pour optimiser sa collecte de données une saisie directe, même sans connexion internet.
Une formation axée sur la pratique
Pendant quatre jours, les participants ont appris à concevoir des formulaires et à collecter des données. La formation, dirigée par l’ingénieur Anil Prince Tumba, s’est basée sur des exercices pratiques et des cas concrets. Les agents ont simulé des enquêtes sur des thèmes liés à la paix et à la cohésion sociale.
Un changement de culture interne
Les retours montrent un changement profond dans la façon d’organiser les missions de terrain. « Je peux désormais adapter mes outils à chaque activité », explique Sylvie Mwiru, avec satisfaction. Olivier Syasemba, chargé du monitoring, note un gain de temps et une rigueur accrue. Selon lui, l’analyse rapide des données renforcera la transparence et la gestion rationnelle du temps.
Pour Maître Justin Matete coordonnateur du Forum de Paix, cette formation marque une étape importante vers plus de professionnalisme. « Nos décisions doivent s’appuyer sur des faits. Cette rigueur s’inscrit dans une volonté de jouer un rôle stratégique dans la stabilisation de Beni. Avec des données solides, l’organisation peut mieux cibler ses actions et dialoguer avec ses partenaires.
Un investissement à long terme avec ces Renforcement des compétences
Le Forum de Paix ne veut pas s’arrêter à cette première formation. Des séances de renforcement sont déjà prévues pour les agents et les Comités Locaux de Protection. Maître Matete insiste sur l’importance d’outiller les acteurs de terrain avec des compétences numériques. Selon lui, cela permet de mieux documenter les actions et de renforcer l’impact global.
Une impulsion nouvelle
Le Forum de Paix entame une transformation : passer de pratiques informelles à des approches factuelles. L’intégration de la collecte numérique permet une meilleure adaptation aux réalités du terrain. Les décisions pourront être prises plus rapidement, avec plus de précision et d’efficacité. Cette évolution n’est pas que technique ; elle traduit aussi une volonté politique forte. L’organisation veut fonder ses actions sur des données fiables, utiles et partageables. C’est un véritable pari sur l’avenir : pour une paix durable, mieux documentée et concertée.